Une coopérative est une association autonome de personnes réunies volontairement pour satisfaire des aspirations, des besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise collective où le pouvoir s’exerce démocratiquement. Le mouvement coopératif quant à lui représente plus de 2,6 millions d’entreprises, plus de 1,3 milliard de membres et près de 15% de l’économie mondiale. Par contre, lors du Sommet international des coopératives qui a eu  lieu du 11 au 13 octobre 2016, j’ai pu constater qu’il restait encore beaucoup de travail à faire pour le mettre en valeur ici, au Québec.  J’y étais présente en tant que partenaire médias pour Niviti, mais également pour ma culture personnelle, étant personnellement présidente de la coopérative de solidarité MacQuébec depuis 2015.

Pour lire mes impressions du sommet, consultez mon article : Retour sur le sommet international des coopératives 2016

Soulignons-le. Plusieurs initiatives ont été lancées dans les dernières années pour sensibiliser les gens à l’entrepreneuriat. Combien d’entre elles, toutefois, mettent réellement le mouvement coopératif en avant plan ? À de nombreuses reprises, il a été mentionné lors du Sommet des coopératives 2016 que les coopératives avaient fait leurs preuves et qu’elles façonnaient maintenant l’économie du Québec depuis plus d’un siècle. Il s’agit d’un modèle viable dont peu de jeunes en connaissent les bénéfices. De là l’importance d’en faire la promotion. Voici mes idées.

Rendre plus visible les promoteurs de coopératives

Il faut d’abord mettre en avant-plan les promoteurs dans les médias ou les événements locaux afin de transmettre aux jeunes des modèles plus près d’eux dont il pourraient s’inspirer.  Il y a, par exemple, dans le quartier St-Roch des promoteurs derrière la Microbrasserie La Barberie. Il y a aussi Les Productions 4 Éléments dans l’arrondissement de Charlesbourg. Ces coopératives peuvent avoir, à mon avis, un bel impact auprès de cette clientèle cible. Dans la même ordre d’idée, il faut aussi donner une plus grande visibilité aux promoteurs de coopératives dans les médias s’adressant à un public plus large. Cela implique aussi de leur donner une plus grande place dans les événements visant à sensibiliser les gens à l’entrepreneuriat.

Travailler sur un message plus positif

Lors d’une récente intervention à propos de la 8e édition des Semaines de l’économie sociale qui aura lieu du 7 au 17 novembre 2016, Jean-Martin Aussant a rappelé que les entreprises d’économie sociale (entreprises coopératives, associations, mutuelles ou fondations), ont également pour but de faire des profits. Il a aussi admis ne pas trop apprécier la «perception un peu péjorative» du terme économie sociale. « J’aime mieux l’appeler « entrepreneuriat collectif ». Quand on dit économie sociale, on dirait que les gens retiennent juste le mot ‘social’ et ils pensent que c’est de l’aide sociale». A-t-il dit. ( Source Journal de Québec ). Je suis du même avis que lui. Il faut travailler sur un message plus positif pour le diffuser dans différents médias. Rappelons, d’ailleurs, que le taux de survie des coopératives est nettement plus élevé que les entreprises traditionnelles.

Rendre les coopératives existantes plus numériques

Pour attirer les nouvelles générations, les coopératives existantes doivent s’adapter aux numériques. Que ça soit pour favoriser les communications internes, créer des outils en ligne pour la clientèle cible ou encore faire un site transactionnel, il y a beaucoup de travail à faire à ce niveau. Je pense, entre autres, à la coopérative La Mauve, regroupant une quarantaine de fermiers et de maraîchers de la région de Chaudière-Appalache, qui possède un site permettant aux clients de commander leur panier d’aliments en ligne, une fois membre. De plus, chez MacQuébec, nous avons un groupe privé Facebook pour les échanges entre membres, prenons des résolutions par courriel et utilisons régulièrement Skype et Google Hangout lors des rencontres entre membres ou du conseil d’administration.

Intégrer les jeunes dans différentes initiatives

Lors du Sommet international des coopératives 2016, les jeunes intervenants ou conférenciers n’étaient pas assez présents sur la plus grande scène. Il est important que les décideurs collaborent davantage et acceptent la nécessité de s’adapter aux nouvelles réalités pour faire la promotion du modèle coopératif. Cela implique autant d’être à l’écoute des idées des plus jeunes en ce qui a trait à l’utilisation des nouvelles technologies que de les intégrer dans les conseils d’administration, de leur donner une plus grande place dans les coopératives existantes, de communiquer avec eux par courriel ou par l’entremise des médias sociaux et de créer des projets en lien avec les secteurs qui les intéressent réellement .

Enseigner le modèle coopératif le plus tôt possible

Inclure l’enseignement du modèle coopératif dès le secondaire, dans toutes les écoles, est nécessaire comme on le fait depuis quelques années  pour l’entrepreneuriat en général. Il faut que les jeunes connaissent tôt le modèle coopératif pour qu’ils soient en mesure de le considérer comme une option possible lorsqu’ils pensent à créer une entreprise. En plus de les inviter à vivre leur propre expérience par la création d’une coopérative, il faut aussi leur montrer des exemples de réussites très tôt dans leur parcours. Les témoignages des promoteurs de coopératives sont, en effet, très importants. Ils aident les jeunes à se familiariser avec les défis à relever et à être mieux outillés pour démarrer ce type d’entreprise.

À vous la parole maintenant. J’aimerais connaître quelles sont vos idées pour faire la promotion du modèle coopératif.

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