14 conseils pour quitter son emploi afin d’entreprendre à temps plein

Publicité : assurance automobile La Capitale


362 Flares 362 Flares ×

J’ai récemment reçu un message sur LinkedIn d’une personne souhaitant obtenir des conseils pour quitter son emploi afin de se lancer en affaires à temps plein.

Je me suis permis de lancer une discussion sur la page Facebook du projet 1 idée pour gagner et je l’ai étendue également sur Linked Québec dans le but d’alimenter ma réponse à cette personne et de recueillir diverses opinions pour rédiger le résumé qui suit.

« Quitter son emploi pour entreprendre à temps plein. Quels sont les conseils que vous donneriez à ceux qui souhaitent faire le saut ? »

Cette discussion a généré plus de 40 commentaires. Voici 14 conseils que j’ai retenus.

1- Préparer votre projet à temps partiel en gardant votre job. – Mario St-Hilaire

2- Cultiver votre réseau avant de quitter votre emploi présent – Michel Poirier

3- Faire preuve de patience. – Jean-Pierre Drolet

«Dans mon cas, ça m’a pris 18 mois, sans salaire, et avec 2 enfants à charge. Il faut  être capable de vivre sans salaire pendant au moins 1 an et avoir une confiance en béton armé.» – Éric Bergeron

4- Se fixer des objectifs réalistes. – Danièle Tayar

5- Ne pas avoir peur de demander de l’aide. – Jacques Cormier

6- Foncer, et abandonner toute autre distraction. – Eric Bergeron

«Se souvenir que l’analyse paralyse !!! Analyser un peu et foncer beaucoup.» Dominic Sicotte et Thierry Maréchal

7- Se trouver des partenaires complémentaires. – Thierry Maréchal

8- Se trouver un mentor. – Normand Charland, Lyne Marie Germain, Stéphane Parent et Stéphane Desjardins

9- S’assurer d’avoir de l’argent de côté avant de se lancer. – Danièle Tayar, Normand Charland et Carmelle Thériault

«Si vous avez la chance d’avoir un petit coussin financier quand vous allez sauter dans le vide, ça aide le démarrage, car travailler à temps plein et démarrer en même temps, on finit par arriver à un cul-de-sac où l’on doit choisir pour ne pas que les deux à la fois partent à la dérive.» – Guylaine Thériault

10- Commencer simple. Oublier les espaces de bureaux, les employés dès le départ. – Eric Tadros

11- Trouver ce qui vous différencie de vos compétiteurs. – Louise Joly

12- Apprendre à vendre. – Stéphane Parent

13- Travailler dans un domaine qui nous passionne. – La majorité des participants à la discussion.

«Suivez votre passion et sachez qu’il y aura des embûches.» Lyne Marie Germain

14- Accepter de se faire challenger par votre avocat du diable préféré pour se convaincre des motivations réelles. – Paul Bellefleur

« C’est facile de se dire qu’on peut toujours se retrouver un emploi si l’aventure tourne au vinaigre, mais quand on a connu le bonheur d’être son propre patron, redevenir l’employé de quelqu’un, c’est loin d’être évident. » Michel Poirier

Martin Nicolas Handfield et Valérie Garrel ajoutent qu’une entreprise démarre que lorsqu’on s’y consacre à 120%. Ils sont en accord pour dire qu’avoir un plan B devient une excuse parfois pour ne pas persévérer suffisamment et franchir les plateaux qui invariablement font partie du parcours.

En ce qui me concerne, je n’ai pas quitté d’emploi pour lancer ma première entreprise. J’ai lancé cette dernière durant mes études en infographie et en graphisme au CEGEP. La gestion se faisait durant mes pauses et au retour des cours. C’est à la fin de ma technique que j’ai décidé de me lancer à 100% dans cette aventure en déménageant à Montréal.

L’essentiel selon moi, pour assurer un bon départ, c’est d’être entouré de personnes en qui nous pouvons avoir confiance et qui sont en mesure de nous aider.  Dans mon cas il s’agissait de ma famille puisqu’elle a de l’expérience dans le monde des affaires. Je me suis également construit un solide réseau de contacts à Montréal durant mes études grâce à mon blogue. Ce réseau m’a été très utile une fois installée. J’ai entre autre consulté plusieurs entrepreneurs et je me suis documentée beaucoup sur le Web en lisant des blogues écrits par des entrepreneurs.

Enfin, je rejoins à 100% le commentaire de Martin Nicolas Handfield et Valérie Garrel qui mentionne que l’entrepreneur doit savoir prendre des risques et souvent faire beaucoup de sacrifice dès le départ.

Qu’en pensez-vous?


Pssssst : Vous êtes un entrepreneur établi depuis plus d’un an? Je vous invite à me rejoindre sur la communauté privée de Niviti. Cliquez ici pour faire votre essai gratuit de 30 jours »


  • Pingback: Kim Auclair: 14 conseils pour quitter son emploi afin d’entreprendre à temps plein | Pierre Duhamel

  • Pascalf49

    de bons conseils scoopés dans notre revue de web : http://bit.ly/dLkVx6

  • Vinodis

    J'ai mis 4 ans pour comprendre ces 14 points qui me sont apparus les uns après les autres au fur et à mesure de la création de ma société … et la leçon que j'ai apprise après toutes ces années : Pourquoi ne me suis-je pas lancé plus tôt ?

  • http://www.oomph3.com Julie

    Super bons conseils!

    Personnellement, je crois qu'il n'y a jamais de timing idéal pour se lancer en affaires. Si on attend sans cesse d'avoir assez d'argent de côté ou d'avoir un assez gros réseau, il se pourrait qu'on ne le fasse jamais. L'important c'est d'avoir confiance en nos moyens et de se dire que quoi qu'il arrive, on trouvera une solution et on s'ajustera. J'ai fait le saut il y a 6 mois et voici les conseils que je tente de suivre moi-même :

    1) Croire en ma vision – on a tendance à se comparer, mais il faut avoir confiance en notre vision. Bien sûr, ça ne veut pas dire de ne pas la challenger, mais il faut avoir assez confiance pour innover et faire les choses autrement, à notre image… et ainsi répondre à un besoin non comblé dans notre marché.

    2) Sortir de ma zone de confort – quand on est entrepreneur ou travailleur autonome, on est confrontés à une foule de situations nouvelles ou d'opportunités. Je n'ai jamais été aussi ébranlée dans mon confort! Mais c'est positif et mettre le pied sur le frein, ce n'est pas une bonne idée. Il faut foncer! Trembler, mais oser quand même. (Voir mon billet sur le sujet ici : http://riendemoins.com/julie-d

    3) Ne pas m'éparpiller – Choisir une niche, un créneau. Se concentrer sur un besoin et une « Proposition unique de vente ». Mario Girard, mon ancien patron, m'a un jour dit qu'il valait mieux en faire moins (de contrats) pour me concentrer dans ce que je veux vraiment faire et ainsi me positionner comme une experte dans ce domaine précis.

    Ex : J'ai décidé de faire de mon entreprise une référence en stratégie de contenus et rédaction Web, et ce même si je suis capable de faire toutes sortes d'autres tâches reliées aux communications/marketing. Et j'ai parfois refusé des offres de contrats en organisation d'événements, relations de presse, etc. parce que ce n'est pas « mon créneau»…

    Quand on commence, on peut être tenté de dire oui à tous les contrats qu'on est « capables » de faire, mais faire l'inverse, être transparent et ne pas essayer de plaire à tout le monde nous assure de travailler uniquement avec nos clients idéaux, ceux avec qui nous aurons du plaisir à travailler!

    Merci Kim pour cet exercice de réflexion.
    Julie

  • http://twitter.com/FredFortin Fred Fortin

    Excellents conseils, merci beaucoup!

  • http://twitter.com/JpIsabelle Jean-Philip Isabelle

    Tu l'as jamais fait, parles en pas

  • http://www.facebook.com/profile.php?id=534779401 Fanie Grégoire

    Vraiment un très bon article. :-) Ça résume très bien le métier d'entrepreneur et j'ai même appris quelques trucs via ce post, Kim. Merci!

  • http://www.uni-vers.ca Geneviève Desautels

    Un article pertinent qui e plus est le fruit d'une démarche qui fait appel à l'intelligence collective. Bravo Kim et merci au nom de tous ceux qui se lance ou qui pensent se lancer en affaires…

  • Paul

    Je roule avec ma micro-entrepise depuis près de quinze années. Cette aventure m'a appris et m'apprends toujours à savoir négocier, jauger le sérieux ou du pas sérieux cient. M'ajuster, apprendre et évaluer la culture de l'entreprise rapidement. Servir ma clientèle avec un retour de satisfaction commun. Bref, le plus important a été et est encore la persévérence et l'acharnement. je ne serais pas la même personne aujourd,hui si je ne m,étais pas lancé tous ses défis.

  • http://twitter.com/TricotQuebec Isabelle Boutin

    Très intéressant! Ça donne le goût de se lancer à temps plein :)
    Isabelle

  • Bernadette Renaux

    Bonjour Kim,

    Bravo pour votre blog qui a fondé sur le partage d'expériences et les conseils entre personnes qui n'ont pas peur d'entreprendre même seule avec deux enfants à charge comme c'est le cas pour moi. Il ne faut pas négliger que le fait d'entreprendre est une prise de risque et peut parfois conduire à l'échec par des phénomènes extérieurs que l'on ne maîtrise pas toujours (les impayés par exemple). Mais je reste persuadé que faire le grand saut de salarié à entrepreneur en vaut la peine avec toutes les prudences à prendre avant la création bien entendu

    Bernadette RENAUX

  • http://twitter.com/sfany85 Stéphanie Ducasse

    Super article. Pour ma part, j'en avais tellement marre de ma job que je l'ai quitter quand même avant d'être toute prete. Cependant, je travaille présentement à mon compte sans vraiment avoir démarré mon entreprise. Je suis en préparation tout en ayant un peu d'argent qui s'accumule par petits contrats. Le parfait mélange! :) J'adore ça! Mais je ne regrette pas mes 2 petites années d'expérience à travailler pour quelqu'un d'autre.

  • Samdebamako

    Bonjour
    Je travaille actuellement comme salarié et mon objectif à toujours été de me mettre à mon propre compte. J’ai déjà crée mon entreprise dont je supervise l’ensemble des travaux en dehors de mes heures de travail. Elle a déjà eu quelque marché importants et commence à se faire un réseau actuellement. Mais je risque de rater des opportunités si je ne démissionne pas rapidement. Seulement problème : j’ai des engagements financiers vis à vis de la société et de ma banque sur la garantie de mon salaire. je ne sais quoi faire pour pouvoir aller. Merci de vos conseils. 

  • Vinodis

    Prendre un congé de quelques semaines, voire quelques mois et se donner à fond pour faire pencher la balance vers votre société ?

  • Kim Auclair

    La piste de Vinodis peut être intéressante. D’où venez-vous ? Il existe parfois des programmes d’informations dans des organismes.

  • Pingback: Quitter un emploi stable pour entreprendre à temps plein, c'est possible

  • Sandra Soloducha

    Très bon article! Pour ma part, j’ai souvent mis mes projets de côté à cause de mon travail. C’était mon excuse première.

    Mon projet d’entreprise était de représenter des produits d’ailleurs et les implanter au Canada. Ma difficulté était de ne pas pouvoir visiter mes prospects en personne car je travaillais ailleurs, et je répondais à mes courriels que le soir. Ça n’a donc pas fonctionner. J’aurais dû faire le saut et quitter mon emploi car j’avais réussi à décrocher de beaux contrats avec des entreprises qui aujourd’hui sont vendus ici.

    Bref, après avoir perdu mon emploi la semaine dernière, j’essai de repartir mon agence.

    D’ailleurs, mon plus grand défaut, c’est d’essayer d’entreprendre 1001 projets à la fois. Il faut donc être certain de s’enligner dans la bonne direction et de foncer une fois le choix fait.

  • kimauclair

    Il faut vraiment se concentrer sur un projet à la fois. J’ai appris de mes erreurs à ce sujet. Je me concentre actuellement sur deux projets, car ils sont complémentaires. J’ai quitté toutes mes autres implications. Bonne chance et je reste disponible si tu as des questions

  • eurekacarriere

    Avant tout aller voir un conseiller en carrière. faire son profil pour savoir si on a la personnalité et surtout pour savoir bien s’entourer par la suite.

  • Francine Morin

    J’ai effectivement tout lâché à 48 ans après 23 ans dans une grande entreprise!

    Mes étapes:

    – Je suis aller voir une conseillère en orientation.

    – Je suis retournée aux études dans un tout autre domaine (TI) tout en conservant mon emploi que j’ai lâché par la suite. Plus de fond de pension, plus de sécurité financière..

    – J’ai eu une idée de projet d’affaires (patience et recherche pour trouver LE partenaire).

    – J’ai commencé à cultiver mon réseau professionnel.

    – Je suis allée dans les événements en TI, prit des notes, rencontrer des gens intéressants, certaines sont devenues des amies très proches. Je me suis impliquée bénévolement.

    – Patience, mon projet me trotte toujours dans la tête et je rencontre enfin l’associé!

    – Je suis en démarrage d’entreprise présentement.

    – J’ai ciblé un mentor que j’ai en tête depuis le début de mon aventure et je vais le contacter bientôt.

    – Toutes ces étapes m’ont pris 3 années mais je ne regrette rien car l’avenir est prometteur!

    Merci Kim pour cet article intéressant car il m’a permis de me rappeler mon parcours et de comprendre qu’il ne faut jamais abandonné son rêve et que tout est possible!

    Francine

  • Kim Auclair

    Wow . Merci pour ce témoignage Francine. Bravo pour tout ce que tu as accompli ! Je ne savais pas pour l’associé. Quel est ton projet ?

Faites comme plus de 550 entrepreneurs,
recevez mon contenu exclusif par courriel !



362 Flares Twitter 176 Facebook 95 LinkedIn 70 Google+ 21 Email -- 362 Flares ×
Lire les articles précédents :
Comment la Nature favorise le leader créatif

«Aujourd’hui, la relève n’a pas besoin de faire les mêmes erreurs que ses prédécesseurs parce que les meilleures pratiques industrielles...

Fermer