7 leçons à retenir du processus de transmission d’entreprise



J’ai assisté le 2 mai dernier au Colloque transfert d’entreprise : relever les défis générationnels, organisé par la Banque Nationale, PricewaterhouseCoopers (PwC) ainsi que la Fondation de l’entrepeneurship.

C’était la première fois que j’assistais à un événement sur le sujet. J’ai adoré.

Le sujet m’intéressait beaucoup et tombait à point puisque mon père, en affaire depuis 30 ans, a débuté une réflexion quant à l’avenir de son entreprise et je l’accompagne dans sa réflexion et ses décisions.

À mon retour de l’événement, je lui ai transmis ce que j’avais retenu de ce colloque . J’ai, entre autres, apprécié les témoignages des cédants et repreneurs et les leçons qu’ils ont retenues de leur expérience.

Je vous les partage. Voici 7 leçons à retenir du processus de transmission d’entreprise.

Note : cet article a été publié initialement sur Lesaffaires.com

Planifier le transfert

Il ne faut pas oublier que le transfert d’entreprise peut être tout un choc pour certains. La planification est donc très importante. Elle doit être préparée graduellement pour obtenir de bons résultats et permettre au cédant de bien s’engager dans cette transaction. La préparation peut demander entre 5 à 10 ans. N’attendez pas, commencez à y penser le plus tôt possible.

Organiser les rencontres

Choisir le bon moment pour parler du transfert est essentiel. Une bonne organisation des rencontres est nécessaire. Pour un transfert qui se fait avec un membre de la famille, par exemple, il est préférable de ne pas entamer des discussions lors d’un souper en famille. Il faut vraiment avoir planifié des rencontres avec les parties concernées pour que les discussions soient animées professionnellement et non émotionnellement.

S’entourer

Que ce soit un banquier, un coach, un mentor, un conseiller, un avocat, etc, le cédant et le preneur doivent s’entourer de gens en qui ils ont confiance et qui possèdent de l’expérience dans ce genre de transaction.. En faisant appel à un mentor, le cédant ou le preneur peut discuter avec lui de ses peurs et craintes lors d’un transfert familial, par exemple. Il peut éviter certaines disputes durant le processus de transfert qui ne ferait que ralentir ou nuire à  la transaction. Aussi, en faisant appel à un consultant externe, le cédant peut, entres autres, évaluer son type de personnalité et celui de son ou ses repreneurs.

Respecter la famille et la personne qui cède son entreprise

Même si le cédant est prêt à faire les démarches nécessaires pour le transfert de son entreprise, le preneur doit faire preuve de respect et de patience.  Le cédeur aura, par exemple, l’occasion de se remettre en question à plusieurs reprises et réaliser certaines faiblesses dans sa façon de gérer et d‘entreprendre son entreprise. Il est conseillé d’avancer à son rythme. Il est conseillé aussi de montrer un grand respect pour la famille s’il s’agit, par exemple, d’une entreprise familiale dont la relève serait de l’externe.

Contrôler ses émotions

Un transfert d’entreprise aurait plus de chances de réussite lorsque les sentiments et les émotions sont mis de côté, voir contrôlés. Dans le cas d’un transfert familial, par exemple, il faut se rappeler qu’au-delà de la famille, c’est une relation d’affaires. Jean Veilleux, chef-mentor, Mentorat Chaudière-Appalaches ayant vécu le transfert d’entreprise ajoutait lors de son témoignage que le cédant, bien qu’il puisse donner de bons conseils,  ne doit pas jouer au mentor car il est trop impliqué financièrement et émotionnellement.

Communiquer régulièrement

La communication durant tout le processus du transfert est importante. Elle doit atteindre tous les niveaux. Même si au début, ce n’est pas évident  pour le cédant, les échanges qu’il a avec le repreneur sont primordials autant que les échanges avec les employés.

Avoir confiance

Démontrer sa capacité à prendre le leadership pour mettre le cédant en confiance est tout un défi pour le repreneur. C’est aussi le cas pour le cédant puisqu’il, en plus d’avoir confiance, doit savoir s’adapter aux nombreux changements. Il doit accepter que son entreprise soit revue et que plusieurs changements puissent être nécessaires pour faire avancer l’entreprise selon la vision du nouvel acquéreur. Le cédant doit aussi accepter d’être obligé de se retirer complètement pour permettre au preneur d’avancer dans la direction qu’il aura choisie.

En savoir plus sur le transfert d’entreprise ?

Les Centres de transfert d’entreprises (CTE) sont des organismes pouvant accompagner les entrepreneurs dans leur démarche de transfert/reprise.





À propos de Kim Auclair

Entrepreneure passionnée, j'ai développé, au fil des années, une riche expérience dans le domaine du Web. J'ai fondé, en 2005, MacQuébec. Je suis actuellement présidente chez Niviti, une entreprise de services-conseils en création, animation et gestion de communauté Web pour les décideurs d'entreprise. Suivez moi sur Google + et Twitter @kimauclair

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    Il y a également un point important a ne pas négliger : il faut que le cédant veuille céder son entreprise … Ça a l’air idiot mais il y a des reprises qui échouent parce qu’au fond le cédant n’était pas prêt !

  • http://www.succesreleve.com Sylvain Martin

    Très bons conseils. J’ajouterai pour les repreneurs de prendre leur temps, d’être patient, et d’être prudent, c’est-à-dire de ne pas croire le premier cédant rencontré les yeux fermés, mais de se mettre à son niveau, et d’oser lui poser des questions sur son entreprise et sur ses états financiers.
    Sylvain

  • http://www.harmonieintervention.com Sylvie Huard

    J’aimerais vous partager les éléments ressortis lors de la dernière conférence de Transéo en Europe sur ”Contrôler ses émotions” selon Anika Hall http://www.transeo-association.eu/uploads/Slides%20Transeo%20Conference%202012/Workshop%202%20-%20Impact%20of%20emotions.pdf le but est d’abord de les comprendre si on ne veut pas qu’elles prennent toute la place. Une fois comprises, les émotions qu’on voulait écarter nous ont informés sur NOTRE vérité et ce que l’on veut vraiment. Par la suite il n’y a plus de gestion d’émotions à faire, mais plutôt des décisions qui s’imposent d’elles-mêmes. C’est une façon de demeurer dans le respect de soi et de l’autre.