À Rivière-du-Loup, c’est du sérieux !

Lorsque je suis venue m’installer à Rivière-du-Loup pour étudier le graphisme, je ne savais pas encore que mon école détenait une réputation des plus enviables concernant l’enseignement de cette discipline.

Ce que j’ignorais encore plus, c’est que ma ville d’adoption est le centre d’une région où le dynamisme des entrepreneurs est de plus en plus flagrant. En effet, comme nous pouvons le lire dans l’article de Madame Natacha Jean du Centre de vigie sur la culture entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship, reproduit plus bas, une enquête de BMO Groupe financier 1 publiée récemment révèle qu’elle abrite 40,3 entreprises par 1000 habitants, ce qui la classe au 7e rang des agglomérations de sa taille au pays. Rivière-du-Loup devance ainsi tous les territoires québécois en lice en matière d’activité entrepreneuriale. Traditionnellement, la Beauce est reconnue comme la région où « c’est là que ça se brasse les affaires ». Ils ont toute mon admiration, les Beaucerons ! Mais attention, chers Beaucerons, vous n’êtes plus seuls, on arrive !

Activité entrepreneuriale 9 nov 2006 Le secteur Rivière-du-Loup se classe dans le top 10 Par Natacha Jean, Directrice adjointe CVCE

Dans certaines régions, on tente encore de persuader élus et acteurs socioéconomiques de l’importance de développer une culture entrepreneuriale, alors que dans d’autres, on commence à en récolter les fruits. C’est le cas de Rivière-du-Loup dans la région du Bas-St-Laurent. En effet, ce territoire fait figure d’exception en matière d’activité entrepreneuriale. Une enquête de BMO Groupe financier 1 publiée récemment révèle qu’elle abrite 40,3 entreprises par 1000 habitants, ce qui la classe au 7e rang des agglomérations de sa taille au pays. Rivière-du-Loup devance ainsi tous les territoires québécois en lice en matière d’activité entrepreneuriale. De la municipalité de Rivière-du-Loup et de ses territoires limitrophes se dégage un dynamisme réel de prise en charge de l’économie locale. Peu de municipalités dotées de caractéristiques comparables peuvent en dirent autant. En cinq ans, le tissu économique de ce secteur s’est totalement renouvelé, si bien qu’on observe maintenant le plein emploi. Un portrait qui contraste en ce moment avec la majorité des régions éloignées des grands centres urbains. Mais à quoi peut-on attribuer ce dynamisme montant en entrepreneuriat ? Il appert que Jean D’Amour, maire de Rivière-du-Loup, a intensifié les démarches dès son arrivée en poste en vue d’attirer de nouvelles entreprises et créer de l’emploi. Le désir de faire du secteur Rivière-du-Loup une plate-forme commerciale dédiée aux entreprises désireuses de conquérir les marchés des provinces maritimes et de l’État du Maine est en train de se concrétiser. D’autre part, on sait que le milieu de l’éducation s’active à renforcer le dynamisme entrepreneurial depuis plusieurs années déjà. Le Centre de vigie a tenté de cerner ce phénomène.

Le milieu scolaire emboîte le pas

Au cours des dernières années, les différentes réformes dans le monde de l’éducation visant le développement de « l’approche orientante », la pédagogie par projet et l’ouverture de l’école sur son environnement, ont entraîné un changement important dans la transmission des connaissances en milieu scolaire. Les représentants de la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup ont profité de ce contexte pour créer une ferveur entrepreneuriale au sein de ses institutions. Tout a été mis en œuvre pour arrimer l’enseignement et l’entrepreneuriat. « À mon sens, la condition essentielle au succès des mesures en entrepreneuriat en milieu scolaire, c’est l’intérêt que manifeste l’enseignant dans le démarrage d’un projet. Pour ce faire, il est impératif qu’il y ait un arrimage entre les objectifs du projet en entrepreneuriat et les exigences du programme de formation. Le développement du projet ne doit pas alourdir la tâche de l’enseignant, mais plutôt s’intégrer aux notions d’apprentissage déjà prévues », mentionne Monic Vézina, directrice de l’adaptation scolaire et des services éducatifs complémentaires à la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup. Mme Vézina et son équipe ont provoqué un engouement pour les projets en entrepreneuriat en très peu de temps, tant auprès des élèves, des enseignants que des parents. Des outils et des guides ont été créés afin de faciliter la création de projets de qualité. La participation concrète des jeunes est au cœur des critères d’admissibilité des projets. Ce sont eux qui développent le concept, dirigent l’entreprise, s’occupent du marketing, de la production, de la publicité, etc. Ils sont également appelés à côtoyer des entrepreneurs du milieu ou les organismes locaux, selon la teneur du projet.

Une culture entrepreneuriale qui se bâtit

En moins de cinq ans, le nombre de projets est passé de 85 à 260. Une croissance de 300 %. Plus de 60 % des élèves de la commission scolaire ont été impliqués dans l’un ou l’autre des projets en entrepreneuriat en 2004-2005. Différents outils de diffusion ont été concoctés afin d’informer le personnel enseignant, les parents, les jeunes et les acteurs du territoire, du dynamisme entrepreneurial qui se dégage des écoles. Bulletins, émissions de radio, galas font ainsi partie de la démarche. Selon Madame Vézina, on perçoit un changement majeur dans le fort attachement des élèves envers leurs écoles et leur communauté. « Nous devons maintenir nos efforts, car les élèves eux-mêmes manifestent à leurs enseignants en début d’année leur désir de travailler sur des projets en entrepreneuriat », ajoute Mme Vézina. Cet exemple démontre à quel point il est pertinent que le milieu de l’éducation s’inscrive comme leader dans le développement de sa communauté. 1Canada’s small business hotbeds : latest trends,


Economics Departement, BMO Groupe financier, site Internet : www.bmo.com


Originaire de Québec, j’y retournerai certainement, à Québec ! C’est une très belle ville ! Peut-être que j’y retournerai pour m’y installer définitivement, mais ce n’est pas certain ! Mais ce qui est sûr, c’est que j’y retournerai occasionnellement pour y rencontrer mes proches et mes amis et que j’y ferai de fréquents séjours, à Québec ! En stage au siège local de Loto-Québec, à la Société des Casino du Québec, j’ai passé l’été dernier à Montréal. Je dois admettre que la grande ville m’attire beaucoup aussi, c’est une région pleine d’intérêts pour faire carrière en entrepreneuriat. » Si un jour je quitte définitivement Rivière-du-Loup, je m’ennuierai certainement des gens qui y vivent et du dynamisme en entrepreneuriat dont ils font preuve, mais j’aurai au moins une consolation : « À Québec, nous sommes voisins des Beaucerons ! »