Ce samedi, le 20 février 2010, je serai présente au Colloque Bâtissons l’avenir qui aura lieu à l’Université du Québec à Montréal (Pavillon DeSève, 320 Ste-Catherine Est) de 8H à 17H00.

J’ai été invitée à relater l’évènement en direct sur twitter sous le hastag #batissonslavenir

Parmi les conférenciers de l’édition 2010, nous avons Régis Labeaume, Pauline Marois et Jean-Pierre Charbonneau. Et que dire des nombreux ateliers offerts par le colloque! Mon préféré est celui qui sera présenté à 14h : Entrepreneuriat. Comment rattraper le retard entrepreneurial au Québec?

Cette table ronde vise à comprendre le retard entrepreneurial du Québec par rapport au reste du Canada, tel que démontré par la Fondation de l’entrepreneurship dans un récent sondage. La culture entrepreneuriale est-elle en contradiction avec les référents sociaux et culturels québécois? Quels sont les axes de développement qui démarqueront le Québec dans quelques années? L’émergence des médias sociaux et du Web 2.0 représentent-ils des outils qui permettront aux entrepreneurs québécois de faire leur marque?(Les médias sociaux et le Web 2.0 représentent-ils des outils qui permettront… ou L’émergence des médias sociaux et du Web 2.0 permettra-t-elle… mais pas un mélange des deux)


En savoir plus ?

Le colloque « Bâtissons l’avenir » est une réalisation conjointe de Force Jeunesse et le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec. Ce colloque, le plus important dans son genre, rejoint plus de 300 personnes, principalement des jeunes de 18 à 35 ans. Il a pour but d’interpeller les participant-e-s dans leurs convictions politiques et leurs visions de la société, de s’adresser aux décideurs d’aujourd’hui et de demain, et de débattre des enjeux fondamentaux qui auront un impact immédiat ou futur sur les jeunes générations.

Depuis ses débuts, le colloque a su attirer des personnalités de prestige : la longue liste comprend Jean Charest, Bernard Landry, Mario Dumont, Gilles Duceppe, Stéphane Dion, Michel Audet, Céline Galipeau, Jocelyne Cazin, André Pratte, Claude Béland, Sami Aoun, Michel Jean, Nicolas Marceau, etc.

Groupe facebook du Colloque Bâtissons l’avenir

Liste twitter des gens qui participent au Colloque Bâtissons l’avenir
( Vous  serez présent? Écrivez votre nom d’utilisateur twitter dans les commentaires de ce billet. Il me fera un plaisir de vous ajouter dans la liste).

N’hésitez pas à venir me parler si vous me croisez.

À très bientôt!



Il ne fut pas facile pour l’équipe de CONTACT de convaincre la communauté de la valeur de son projet, tant il est ambitieux et innovateur. Quel plaisir de constater que la communauté appuie de plus en plus la vision et partage maintenant avec ces jeunes entrepreneurs de talent, un rêve dont la concrétisation ne manquera pas de laisser sa trace dans l’histoire ! Lors de cette soirée de gala, c’est le courage et la détermination dont l’équipe a fait preuve ces dernières années, qui ont été soulignés et récompensés.

Communiqué de presse



Nous sommes dans une année ou le travail autonome n’a jamais autant séduit les Candadiens. Outre les conseils de Guy Kawasaki pour jeunes entrepreneurs, voici un extrait de l’article : Dix règles à suivre pour réussir à son compte du Journal les affaires que j’ai trouvé intéressant.

1 Connaissez-vous bien

Le travail autonome, ce n’est pas pour tout le monde.  » Le grand défi, c’est de trouver l’équilibre entre ne pas faire tout pour tout le monde, mais en même temps savoir profiter des occasions « , dit Jean-Benoît Nadeau, auteur du Guide du travailleur autonome.

2 Persévérez

 » C’est beau l’ambition, mais la persévérance, c’est mieux « , dit Catherine Zemelka. Il ne manque jamais de gens ambitieux autour d’une table, mais rares sont ceux qui finissent ce qu’ils ont entrepris.

3 Soignez votre environnement de travail

Avoir un bureau ergonomique à la maison, une chaise confortable, un lieu de travail qui reflète notre personnalité, est le premier conseil que donne Jean-François Gazaille, journaliste et traducteur, qui travaille de sa maison de campagne à Shefford.

4 Soyez présent sur le Web

Que ce soit par l’entremise de réseaux sociaux, de son propre site Web ou de sites spécialisés. Pour beaucoup de gens qui cherchent un service, Internet a remplacé les pages jaunes.  » J’ai lancé mon site dès les débuts de l’agence en 2004 et il m’a été très utile « , dit Mme Zemelka.

5 Entourez-vous bien

 » Trouvez-vous un mentor « , recommande Alain Samson, consultant et auteur de nombreux ouvrages sur le management. Il a pour son dire qu’il ne faut pas reproduire les erreurs commises par d’autres. Un comptable spécialisé dans le travail autonome est une autre ressource utile.

6 Sachez gérer vos liquidités

N’oubliez pas que vous devrez payer de l’impôt et ne faites pas l’erreur de dépenser les taxes perçues avant de les avoir remises au fisc. Ces sommes créent une richesse illusoire, dit Alain Samson. Prenez l’habitude de mettre de côté jusqu’à un tiers de vos revenus bruts pour couvrir la facture d’impôts et les contisations au régime de rentes.

7 Prévoyez la perception des taxes

Comme travailleur autonome, vous devez percevoir les taxes de vente provinciale et fédérale si vous gagnez plus de 30 000 $ par année. Inscrivez-vous auprès de Revenu Québec, tant pour la TVQ que pour la TPS. Même si vous gagnez moins, vous recevrez un crédit sur les taxes de vente payées sur vos intrants en étant inscrit. Les remises au gouvernement doivent être faites à temps.

8 N’oubliez pas le fisc

Le travailleur autonome doit payer ses impôts par acomptes provisionnels quatre fois l’an. À défaut de le faire, vous vous exposez à des pénalités et à des frais d’intérêts si vous devez payer de l’impôt, prévient Carl Thibeault, planificateur financier au Groupe Investors, à Québec.

 » Autre piège, le travailleur autonome a jusqu’au 30 juin pour remettre ses déclarations de revenus. Mais s’il doit de l’argent, les intérêts commencent à courir dès le 30 avril.  »

9 Soyez bien couvert en cas de pépin

 » Si je ne gagne rien pendant un mois ou plus, ma famille en souffrira-t-elle ?  » Si vous répondez oui, vous avez besoin d’une assurance invalidité. Optez pour une police avec garantie de renouvellement. Vos primes et prestations restent fixes, peu importe ce qui vous arrive. Attention aux exclusions et choisissez un délai de carence (le délai entre le début de l’invalidité et la réception des prestations) en fonction de vos économies.

10 Préparez votre retraite

Contrairement au salarié qui dispose du fonds de pension de son employeur, le travailleur autonome ne compte que sur lui-même pour accumuler son épargne-retraite. Carl Thibeault, d’Investors, recommande un plan systématique d’épargne, idéalement 15 % des revenus nets avant impôt.

Qu’en pensez-vous ?



 Crédit : David Boily, La Presse

Crédit : David Boily, La Presse

Raymond Royer a été Président et chef de la direction de Domtar de 1996 à décembre 2008. Je vous fais part de sa définition du mot « entrepreneur ».

Un entrepreneur c’est… «quelqu’un qui prend une idée et qui crée une entreprise pour la réaliser».

1. Usez de beaucoup de créativité «Souvent, les idées nous viennent, mais les choses changent si vite qu’il faut s’assurer qu’elles n’existent pas ailleurs. Pour cela, il faut user de beaucoup de créativité».

2. Ayez de la persistance et de la persévérance «Pour développer une idée, bien la comprendre et pouvoir l’expliquer aux investisseurs, il faut beaucoup de persévérance».

3. Développez vos habiletés communicationnelles «Pour présenter votre idée aux investisseurs, puis à votre propre personnel pour le rallier derrière vous, il vous faut développer vos habiletés communicationnelles.»

Source : www.ressourcespro.com

En savoir plus sur Raymond Royer ?

HEC Montréal – Raymond Royer, professeur d’un jour
www.cerclecanadien-montreal.ca – Biographie de  Raymond Royer (PDF )
Lapresseaffaires.ca – Une pension annuelle de 720 000 $ pour Raymond Royer

Qu’en pensez-vous ?



1- « En travaillant ensemble, nous avons fixé nos objectifs. »
En d’autres termes, ce sont les objectifs choisis par le P.-D.G. Peu de cadres pensent qu’ils sont réalisables et pourtant ce sont eux qui devront les atteindre. Mais voilà ce que signifie « travailler ensemble » : le P.-D.G. décide et les travailleurs exécutent.

2. « Il y a une atmosphère de start-up ici. »
Cela peut vouloir dire : il manque un peu de supervision par un adulte, l’argent diminue, le produit est en retard, les investisseurs ont abandonné ou les employés sont payés en dessous du marché. Ou cela peut vouloir dire que la société est dynamisée, entrepreneuriale et fait un malheur, mais vérifiez bien.

3. « Votre projet se fera sous le manteau et dépendra directement de moi. »
Personne dans la direction ne croit à l’idée. Il est possible que le P.-D.G. la protège – comme l’implique ce mensonge. Ou vous serez peut-être en train de vous battre pour votre survie contre les défaitistes quand le P.-D.G. passera à la prochaine idée brillante du jour.

4. « Je voulais le faire, mais le conseil d’administration m’a dit non. »
Il se défile. Un bon P.-D.G. dit au conseil ce qu’il veut faire. Il ne demande pas la permission – le pardon, parfois, mais jamais la permission. Donc cette déclaration signifie soit que le P.-D.G. n’a pas vraiment fait son possible pour obtenir une approbation soit que le conseil est en train de perdre confiance en son P.-D.G.

5. « Je m’attends à ce que vous trouviez la solution. »
C’est un compliment qui est censé vouloir dire : « J’ai tant confiance en vous que je sais que vous pouvez le faire. » Parfois c’est le cas, mais la plupart du temps, le P.-D.G. n’a pas la solution et il espère que vous allez le tirer d’affaire.

6. « Notre pipeline commercial se présente bien. »
Le vice-président des ventes s’appuie sur le responsable commercial régional pour gonfler les prévisions parce que le P.-D.G. ne veut pas faire mauvaise figure au conseil d’administration.

7. « Nous serons bientôt rentable. »
S’appuyant sur son organisation commerciale et son bon pipeline, le P.-D.G. pourrait fiablement prédire que la société sera rentable. Mais il n’a rien vérifié avec le directeur financier. Si la société n’est pas rentable, ce sera la faute du vice-président des
ventes ou du directeur financier, de toute façon.

8. « La valeur de l’action n’est pas importante ; ce qui est important, c’est de construire une très belle société. »
Il y a une poignée de P.-D.G. visionnaires qui sont sincères quand ils disent cela. Mais vous ne travaillez pas pour l’un d’eux. Si vous pouviez avoir une réponse honnête des P.-D.G., la plupart vous diraient qu’ils préfèrent une action en hausse à une super société. Très peu ont le courage de construire une super société et de penser que la hausse des actions en sera la conséquence naturelle.

9. « Je n’ai jamais travaillé avec un meilleur groupe. »
C’est une déclaration destinée à remonter le moral quand on la fait rarement. Mais si un P.-D.G. la sort plus d’une fois tous les cinq ou dix ans, vous savez qu’il y a des bozos dans l’équipe (souvent protégés par le P.-D.G.) et vous savez qu’il se joue de vous.

10. « Je suis ouvert aux idées nouvelles. »
Le P.-D.G. doit avoir lu récemment un livre écrit par un gourou de la gestion. Il est certainement ouvert aux idées nouvelles et probablement ouvert aux idées nouvelles des consultants à 10 000 dollars/jour. Mais est-il ouvert aux idées nouvelles des employés de la société ?

11.  « Je veux la vérité ; je ne veux pas de oui, monsieur, oui. »
C’est peut-être vrai. Mais j’en doute. Il se pourrait qu’il soit si arrogant qu’il croit avoir toujours raison, ce qui élimine toute raison de désaccord. Mais j’en doute aussi. L’explication la plus probable est qu’il ment tout simplement et qu’il veut que les gens soient toujours d’accord avec lui.

12. « Je serai content de céder ma place en temps voulu. »
Très bien ; avec des indemnités de départ de dix millions, qui ne serait pas content
de se faire mettre à l’écart ?

13. « Voici comment nous avons fait à (nom de la société précédente qui l’a viré) et cela a marché. »
Et c’est pour cela que la société l’a laissé partir. Et c’est pour cela que les employés de la société précédente
s’étaient réjouis de son départ. Mais, malheureusement, c’est la raison pour laquelle les administrateurs de cette société l’ont engagé : parce qu’il était cadre supérieur dans une société de produits de consommation et que le conseil pense que les produits de technologie doivent être vendus comme des paquets de lessive.

14. « Je n’ai pas besoin de comprendre tout ça pour être un bon P.-D.G. »

Absolument. Vos clients ne sont pas si intelligents. Ni vos employés, fournisseurs ou partenaires, d’ailleurs. Le P.-D.G. n’a qu’à
être là, grand, blanc avec des cheveux gris, et à laisser les gens baiser sa bague.

15. « Je n’ai pas besoin de répéter mon discours. »
C’est parce qu’il ne va pas évaluer la réaction du public puisque sa limousine l’attend pour qu’il file juste après. Il va simplement demander à ses sbires, Trixie et Biff, ce qu’ils auront pensé de sa prestation.

16. « Notre société est orientée client. »
Si au moins le P.-D.G. avait ajouté : « ce trimestre », parce qu’au prochain trimestre, la société sera orientée innovation. Et le trimestre d’après, elle sera Six Sigma. Ensuite elle produira des vaches pourpres. Puis elle fera dans l’évangélisation (selon
que le P.-D.G. aura lu mes livres ou ceux de Seth Godin en premier).

17. « Je peux télétravailler et avoir ma maison sur le terrain de golf à Carmel. »
Le P.-D.G. doit vivre et mourir avec la société et y être plus que quiconque.

Plutôt que ces mensonges, voici les quatre choses que doivent dire les P.-D.G., même si je ne les ai pas souvent entendues dans leur bouche :

1. « Je ne sais pas. »
2. « Merci. »
3. « Faites ce qu’il faut. »
4. « C’est ma faute. »

Source : La réalité de l’entrepreneuriat, Traduit de l’américain par Marylène Delbourg-Delphis,  chapitre 89, page 428. Les Editions DIATEINO.

Marylène Delbourg-Delphis, ancienne élève de l’École normale supérieure, a enseigné la philosophie pendant huit ans, a été journaliste de mode et de parfumerie et a écrit plusieurs ouvrages, avant de devenir chef d’entreprise. Elle a fondé et dirigé ACI (devenue 4D en 2000), en France et aux États-Unis. Depuis 1994, elle vit aux États-Unis, où elle a été le P.-D.G. de deux autres sociétés américaines, ainsi que consultante, membre du Conseil d’administration et P.-D.G. intérimaire pour une vingtaine d’entreprises. Marylène est également Conseiller du Commerce Extérieur de la France.