Archives for "L’entrepreneuriat"

Posted by Kim Auclair on 25th août 2006

C’est quoi une culture entrepreneuriale ?

Une culture entrepreneuriale est une culture :

• qui valorise les caractéristiques personnelles associées à l’entrepreneurship soit :

  1. l’individualisme
  2. la marginalité,
  3. le besoin de réalisation personnelle,
  4. la prise de risques,
  5. la confiance en soi,
  6. les habiletés sociales.

• qui valorise également le succès personnel tout en pardonnant l’échec;

• qui encourage la diversité et non l’uniformité;

• qui encourage le changement et non la stabilité.

Où j’ai pris cette belle définition?

Dans un article intitulé « Comment évaluer la culture entrepreneuriale dans une communauté? », qui provient du Centre de vigie sur la culture entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship et rédigé par madame Nathaly Riverin, directrice CVRCE

Vous trouverez ci-après, le texte au complet :

Dans un ouvrage portant sur l’entrepreneurship immigrant, Gilles Roy (1998) nous rappelle quelques fondements théoriques en lien avec la propension à entreprendre. En identifiant les propos d’auteurs les plus souvent cités dans la littérature, il nous remémore d’abord que plusieurs théories tentent d’expliquer les différences dans la propension à entreprendre lorsque l’on compare des groupes ethniques. La théorie socioculturelle, de la culture entrepreneuriale, est une piste à suivre pour y arriver.

Valeurs et croyances communes

Dans le courant de la théorie socioculturelle, Johannisson (1984), l’un des pionniers de ce domaine de recherche spécifique, définit la culture comme un système de valeurs et de croyances communes qui donne à ceux qui les partagent une vision équivalente du monde.

Pour l’auteur, une culture entrepreneuriale est une culture :

• qui valorise les caractéristiques personnelles associées à l’entrepreneurship soit l’individualisme, la marginalité, le besoin de réalisation personnelle, la prise de risques, la confiance en soi et les habiletés sociales;

• qui valorise également le succès personnel tout en pardonnant l’échec;

• qui encourage la diversité et non l’uniformité;

• qui encourage le changement et non la stabilité.

Des caractéristiques individuelles et communautaires

ROY (1998) dresse un tableau intéressant des caractéristiques individuelles et collectives que l’on associe généralement à la culture entrepreneuriale. Les groupes d’individus qui partagent ces valeurs devraient, normalement, démontrer une plus forte propension à l’entrepreneuriat.

À juste titre, il est reconnu que certaines cultures et certaines ethnies ont un bagage historique et culturel favorable à l’esprit d’entreprendre et d’autres pas du tout. Dans la région de Montréal, par exemple, on reconnaît que la communauté chinoise a toujours démontré une forte propension à l’entrepreneuriat et au travail autonome, tandis qu’elle est relativement faible au sein de la communauté haïtienne, que leurs membres soient immigrants ou de présence plus ancienne (ROY 1998; p.90).

Valeurs d’une culture entrepreneuriale

Les entrepreneurs sont des agents de changement et ils proposent des solutions innovatrices aux problèmes que nous rencontrons tous dans notre quotidien. Le milieu va accélérer ou freiner la vitesse d’intégration des valeurs entrepreneuriales ou les changements proposés par les futurs entrepreneurs. La contribution d’un entrepreneur sera toujours perçue et acceptée différemment selon le contexte social ambiant. Selon ROY, la capacité d’apprentissage collectif, l’esprit de solidarité et la capacité de consensus, la « partisanerie » et la transitivité de l’information figurent, entre autres, parmi les caractéristiques communautaires favorables à l’entrepreneuriat.

La théorie socioculturelle nous sert pour analyser ces différences de l’entrepreneuriat. ROY (1998) mentionne une série de courants théoriques, autres que celui de la culture entrepreneuriale, servant l’analyse des différentes propensions entrepreneuriales entre communautés immigrantes. Ainsi, les théories de personnalité entrepreneuriale, celle de la frustration, de l’enclave ethnique et de la minorité intermédiaire figurent en tête de liste de ces dernières. Dans la revue de littérature, nous avons identifié d’autres ouvrages traitant de ces questions.

Posted by Kim Auclair on 11th août 2006

Mais qui donc fait le travail pendant que l’autre s’adonne à la rêverie?

Le point de départ du présent article est le livre « Artistes, artisans et technocrates dans nos organisations », rédigé par madame Patricia Pitcher. Cette dernière a identifié trois types de gestionnaires présents au sein des entreprises et a donné à chacun le nom qui, selon elle, le désignait le mieux.

Quoique fréquemment mentionnés par madame Pitcher dans son étude, tant les artistes de talent que les technocrates redoutables ne seraient que faiblement représentés au sein d’un vaste éventail de personnalités dominé par les artisans et leur tempérament serait tout à fait à l’opposé l’un de l’autre.

Les artistes

Précisons que les artistes dont parle madame Pitcher sont en réalité des entrepreneurs de grand talent qui réussissent admirablement bien grâce à leur leadership.

Les technocrates

Tel que relaté par madame Pitcher, les agissements de « ses technocrates » me semblent le résultat d’esprits perturbés. C’est elle-même, qui parle de paranoïa et de narcissisme en quelques occasions. Voici ce qu’elle raconte :

Outre leur compétence technique, leur virtuosité et leur ingéniosité, les technocrates sont de grands parleurs et petits faiseurs. De plus, ils ont avec les autres des rapports stratégiques. L’emploi de la « stratégie » dans les rapports humains est caractéristique de la personnalité paranoïde. Présumant qu’on complote contre lui, le paranoïaque adopte ce qui lui paraît être une stratégie de légitime défense.

Ce n’est pas leur nombre qui inquiète – en effet, ils seraient très peu nombreux, ils seraient l’exception – mais plutôt les ravages qu’un seul de ces sombres personnages peut faire au sein d’une entreprise dès qu’il accède à un poste de haute direction.

Les artisans

Quant à eux, les artisans représentent la vaste majorité des travailleurs et des propriétaires/gestionnaires de petites et moyennes entreprises.

L’entrepreneuriat est le plus souvent de l’artisanat. Les propriétaires gestionnaires de petites et moyennes entreprises sont en général des artisans. Ils ont converti leur expérience, leur technique, leur métier en une affaire, d’ordinaire en identifiant un produit ou un service comme une innovation relativement mineure, mais essentielle. Ceux qui innovent sur une grande échelle et qui ont un énorme succès sont invariablement des artistes. Et parmi les millions et les millions d’entreprises qui démarrent, les grandes réussites sont vraiment très rares. Certaines échouent prématurément, parce qu’on a donné trop de pouvoir à un technocrate pour y remettre de l’ordre.

La gestion d’organisation et de personnel est un métier. Ce n’est pas un art ni certainement une science. La gestion des objets et des aspects de l’organisation qui s’en rapprochent peut être une science. Mais la gestion du personnel requiert discernement, patience, expérience, autorité, conviction et réalisme.

Dans nos entreprises, nous avons besoin de l’autorité calme, honnête ou fiable de l’artisan d’expérience pour nous aider à nous conduire rationnellement, pour identifier et encourager l’artiste qui pourrait s’y trouver, pour identifier les technocrates et avoir l’autorité légitime pour les contenir, pour mettre leur virtuosité technique et leur brillance obséquieuse au service d’objectifs sociaux plus nobles. Clémenceau disait que la guerre était une affaire trop sérieuse pour la laisser entre les mains des militaires; la gestion est aussi une affaire beaucoup trop sérieuse pour être laissée entre les mains de gestionnaires soi-disant professionnels.

L’artisan voit les nouveaux outils de gestion – car il s’agit d’outils – que proposent les livres sur le management et ne dit pas non, mais « peut-être ». Réingénierie? Structures plates? Peut-être, je demande à mon meilleur technocrate d’y jeter un coup d’œil. Alliances? Peut-être, je vais y penser. Révolution de l’information, dites-vous? Peut-être, mais « où est le bon sens que nous avons perdu avec la connaissance, où est la connaissance que nous avons perdue avec l’information?

Rappelez-vous nos artisans : … Ils disaient : « Les gens sont le plus grand actif de l’entreprise »; « Il faut investir dans le personnel et le bénéfice suit »; « On ne peut pas tout changer du jour au lendemain. Il faut du temps pour souder un groupe de personnes ». Ils disent presque tout ce qu’on veut entendre. Mais ils ont dit « peut-être » aux plans brillants des technocrates et on les a remerciés. L’entreprise a échoué parce qu’on a trop – pas trop peu – changé ses structures et son personnel, parce qu’on a avancé trop vite – pas trop lentement. On a fait des embardées, d’une recette à la mode à une autre.

L’artisan est le sauveur et le mentor. Depuis quand le réalisme et la conviction sont-ils démodés, dépassés? C’est lui qui donnera à nos jeunes, qui sont pour la plupart des artisans en herbe, la chance de démarrer. C’est lui qui les admettra dans l’entreprise même s’ils ne sont pas « brillants ». Il ne leur demandera pas s’ils sont « charismatiques ». Il ne s’attend pas qu’ils le soient. Il leur demandera ce qu’ils savent et s’ils ont envie d’apprendre à faire. C’est lui qui les guidera, leur donnera la possibilité de s’exprimer, les éduquera, les formera et investira en eux. L’artiste n’en a pas le temps. Et le technocrate n’en a pas l’inclination.

Pourquoi se précipiter, comme une voiture hors de contrôle, vers un avenir dont personne ne sait rien? Il me semble que c’est ce que nous faisons avec nos organisations et la société même. Nous allons à l’aveuglette. Sans gouvernail. Prétendant tout savoir de l’avenir et rien du passé. Tout le monde lit les futuristes et personne ne lit Platon. Pourtant, il aurait pu nous mettre en garde. Santayana, qui nous a dit que « le progrès de l’homme passe par une phase poétique pendant laquelle il imagine le monde », nous a aussi dit en 1905 (si seulement on l’avait écouté) : « Le progrès, loin d’être le changement, dépend de la faculté de rétention … Ceux qui ne peuvent pas se souvenir du passé sont condamnés à le répéter »

Mais qui donc?

Mais qui donc fait le travail pendant que l’autre s’adonne à la rêverie?

On dit de l’artiste qu’il est imaginatif, intuitif, inventif et visionnaire. Même si c’est quelqu’un de rationnel, « quelqu’un qui a les deux pieds sur terre », c’est tout de même quelqu’un qui « a la tête dans les nuages », quelqu’un qui « s’adonne fréquemment à la rêverie »!

Quant à lui, l’artisan a la réputation d’être dévoué, digne de confiance, ouvert d’esprit, réaliste, réfléchi, responsable et sage. Que demander de plus pour gérer efficacement une entreprise, pendant que l’artiste rêve déjà à de nouveaux projets dont la réalisation sera également confiée à des artisans.

Posted by Kim Auclair on 1st août 2006

L’esprit d’entreprise et les entrepreneurs!

Je me souviens d’avoir lu quelque part et noté le commentaire que voici : « au plan de la personnalité, l’entrepreneur possède plusieurs caractéristiques qui lui sont propres ». Ceci a éveillé ma curiosité et, voulant en savoir un peu plus concernant l’esprit d’entreprise et les entrepreneurs, j’ai fait des recherches et j’ai trouvé deux définitions fort significatives, soit :

Avoir l’esprit d’entreprise, c’est se projeter dans l’avenir, à un horizon plus ou moins éloigné, en prenant des risques calculés. Voyage au cœur de la délégation, page 174, Stéphanie Savel, Jean Pierre-Gauthier et Michelo Bussières

Les entrepreneurs sont des organisateurs de processus de création de richesses économiques. Ils poursuivent des opportunités et s’efforcent de les concrétiser en utilisant des techniques appropriées de gestion et de management. Les intervenants et les entrepreneurs : se comprennent-ils? Par Nathaly Riverin, directrice du CVCE, en collaboration avec Luc Caron, directeur-adjoint au Service de mentorat (FAYOLLE, Alain, hiver 2004, p. 7)

Ces définitions étant évidemment incomplètes, j’ai rassemblé quelques qualités et traits de caractère qui correspondent à l’idée que je me fais d’un entrepreneur, voici :

Un entrepreneur, ce serait :

• un leader,

• un innovateur,

• quelqu’un :

  • qui a de bonnes idées,
  • qui agit avec empressement pour saisir les occasions, répondre à toute demande et satisfaire aux exigences de la clientèle.
  • de débrouillard,
  • qui croit en ses capacités,
  • qui est habile à prévoir et à résoudre des problèmes,
  • qui a confiance en lui,
  • qui est à l’aise avec la prise de décision,
  • qui maîtrise l’art de la délégation.

Mon mentor aurait-il quelque chose à ajouter? Il a tout de même plus d’expérience que moi! Faisant suite à ma demande, voici les opinions qu’il formule :

D’une part, il n’est pas d’accord avec moi sur trois points :

• L’entrepreneur n’a pas plus de « bonnes » idées que monsieur tout le monde. Il va même plus loin lorsqu’il émet l’opinion que les chefs d’entreprise les plus talentueux se permettent à l’occasion, pour ne pas dire fréquemment, d’avoir de « mauvaises » idées. Ce qu’il faut retenir cependant, c’est que de nombreux entrepreneurs doivent une grande partie leur réussite à leur aptitude à générer plein de « nouvelles » idées.

• La débrouillardise non plus, ne serait pas l’apanage exclusif de l’entrepreneur. Il est visible que celui-ci n’est pas le seul à posséder cette qualité. En effet, dans tous les métiers, il y a de nombreux travailleurs qui se tirent bien d’affaire grâce à leur débrouillardise.

• Parlons maintenant de l’art de la délégation. Pour s’acquitter efficacement de ses fonctions, tout gestionnaire à la tête d’une équipe de travailleurs, doit obligatoirement maîtriser cet art. Encore une fois, l’entrepreneur n’est pas seul à détenir un tel talent, ce qui ne fait pas de « l’art de la délégation », un critère permettant d’identifier un bon entrepreneur. Ce qui plus est, à en juger par les agissements d’un nombre non négligeable d’entrepreneurs à succès, cette qualité leur ferait cruellement défaut. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que certains de ceux-ci seraient des bourreaux de travail qui parviendraient à combler cette lacune par un travail acharné.

D’autre part, mon mentor suggère l’ajout de plusieurs items à ma liste.

L’entrepreneur serait aussi quelqu’un qui :

  • prend plaisir à démarrer quelque chose,
  • possède un talent certain pour voir de nouvelles possibilités et de nouvelles façons de faire les choses,
  • raffole de s’adapter à de nouvelles situations,
  • tient compte des probabilités, se fie aux possibilités et sait évaluer ses chances de réussite,
  • a tendance à vérifier les faits et les informations auxquelles il a accès.

Mon mentor et moi, nous n’avons pas la prétention de connaître à fond les goûts, aptitudes et agissements des entrepreneurs de talent, c’est pourquoi nous serions heureux d’accueillir vos commentaires.

Voici le commentaire de Stéphane Girouard :

Un bon entrepreneur est aussi selon moi quelqu’un qui possède une bonne capacité à gérer le stress et qui n’est pas effrayé par l’insécurité financière ou professionnelle qui pourrait être générée par sa position.

Posted by Kim Auclair on 23rd mai 2006

Ça ne tue pas d’être en affaires!

Au contraire, c’est gratifiant à toutes les étapes.

Dans le texte intitulé « Entreprendre, c’est le choix qu’a fait Lucille Roy Duchesneau » et visible sur le site « En Baie-des-Chaleurs, entreprendre, on y croit! », lorsque je lis les paragraphes suivants :

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Posted by Kim Auclair on 15th mai 2006

La migration des jeunes vers les régions passe par la création d’entreprises

Pourquoi en serait-il autrement? Plusieurs jeunes aimeraient bien s’établir en permanence en région afin de profiter des grands espaces et du calme de la campagne, mais à la condition de trouver de l’emploi.

Robin Harvey, lui, est né et a grandi au Lac Saint-Jean. « Je n’ai jamais envisagé de m’installer ailleurs, confie-t-il. » Son emploi, il l’a créé. En effet, il a acheté et opère une entreprise « Confections KEC (http://confectionskec.com) » située à Albanel, chez-lui, au Lac Saint-Jean.

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