Une culture entrepreneuriale est une culture :
• qui valorise les caractéristiques personnelles associées à l’entrepreneurship soit :
- l’individualisme
- la marginalité,
- le besoin de réalisation personnelle,
- la prise de risques,
- la confiance en soi,
- les habiletés sociales.
• qui valorise également le succès personnel tout en pardonnant l’échec;
• qui encourage la diversité et non l’uniformité;
• qui encourage le changement et non la stabilité.
Où j’ai pris cette belle définition?
Dans un article intitulé « Comment évaluer la culture entrepreneuriale dans une communauté? », qui provient du Centre de vigie sur la culture entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship et rédigé par madame Nathaly Riverin, directrice CVRCE
Vous trouverez ci-après, le texte au complet :
Dans un ouvrage portant sur l’entrepreneurship immigrant, Gilles Roy (1998) nous rappelle quelques fondements théoriques en lien avec la propension à entreprendre. En identifiant les propos d’auteurs les plus souvent cités dans la littérature, il nous remémore d’abord que plusieurs théories tentent d’expliquer les différences dans la propension à entreprendre lorsque l’on compare des groupes ethniques. La théorie socioculturelle, de la culture entrepreneuriale, est une piste à suivre pour y arriver.
Valeurs et croyances communes
Dans le courant de la théorie socioculturelle, Johannisson (1984), l’un des pionniers de ce domaine de recherche spécifique, définit la culture comme un système de valeurs et de croyances communes qui donne à ceux qui les partagent une vision équivalente du monde.
Pour l’auteur, une culture entrepreneuriale est une culture :
• qui valorise les caractéristiques personnelles associées à l’entrepreneurship soit l’individualisme, la marginalité, le besoin de réalisation personnelle, la prise de risques, la confiance en soi et les habiletés sociales;
• qui valorise également le succès personnel tout en pardonnant l’échec;
• qui encourage la diversité et non l’uniformité;
• qui encourage le changement et non la stabilité.
Des caractéristiques individuelles et communautaires
ROY (1998) dresse un tableau intéressant des caractéristiques individuelles et collectives que l’on associe généralement à la culture entrepreneuriale. Les groupes d’individus qui partagent ces valeurs devraient, normalement, démontrer une plus forte propension à l’entrepreneuriat.
À juste titre, il est reconnu que certaines cultures et certaines ethnies ont un bagage historique et culturel favorable à l’esprit d’entreprendre et d’autres pas du tout. Dans la région de Montréal, par exemple, on reconnaît que la communauté chinoise a toujours démontré une forte propension à l’entrepreneuriat et au travail autonome, tandis qu’elle est relativement faible au sein de la communauté haïtienne, que leurs membres soient immigrants ou de présence plus ancienne (ROY 1998; p.90).
Valeurs d’une culture entrepreneuriale
Les entrepreneurs sont des agents de changement et ils proposent des solutions innovatrices aux problèmes que nous rencontrons tous dans notre quotidien. Le milieu va accélérer ou freiner la vitesse d’intégration des valeurs entrepreneuriales ou les changements proposés par les futurs entrepreneurs. La contribution d’un entrepreneur sera toujours perçue et acceptée différemment selon le contexte social ambiant. Selon ROY, la capacité d’apprentissage collectif, l’esprit de solidarité et la capacité de consensus, la « partisanerie » et la transitivité de l’information figurent, entre autres, parmi les caractéristiques communautaires favorables à l’entrepreneuriat.
La théorie socioculturelle nous sert pour analyser ces différences de l’entrepreneuriat. ROY (1998) mentionne une série de courants théoriques, autres que celui de la culture entrepreneuriale, servant l’analyse des différentes propensions entrepreneuriales entre communautés immigrantes. Ainsi, les théories de personnalité entrepreneuriale, celle de la frustration, de l’enclave ethnique et de la minorité intermédiaire figurent en tête de liste de ces dernières. Dans la revue de littérature, nous avons identifié d’autres ouvrages traitant de ces questions.
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