Des bonnes attitudes à prendre dans un conseil d’administration

conseil d'administration

Au sein d’un conseil d’administration, quelles attitudes doit avoir un membre pour que l’expérience lui soit enrichissante autant que pour l’organisation ? Je me suis donnée le défi de répondre à cette question après avoir assisté à la conférence sur la gouvernance en entreprise de Michel Nadeau, DG de l’institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, lors du 13 ième rendez-vous annuel du mentorat pour entrepreneurs de la Fondation de l’entrepreneurship (Réseau M).

Ce sujet m’intéresse, car j’ai eu l’occasion de faire partie de trois CA jusqu’à présent. J’ai dû les quitter récemment pour me concentrer sur des objectifs précis en lien avec mes propres projets d’entreprise. Mon expérience dans ces CA a d’ailleurs  été partagée dans l’article Participer à un CA,  une bonne école pour les entrepreneurs.

Voici donc quelques pistes de réflexion. Il s’agit principalement d’éléments m’ayant le plus marquée.

Note : Cet article a été publié initialement sur LESAFFAIRES.COM

Se préparer avant chaque rencontre

Chaque membre gagne à bien se préparer avant chaque rencontre pour être en mesure de faire profiter le CA de votre expertise. Le déroulement des rencontres sera plus profitable en étant bien préparé. Pour ma part, il m’est arrivé à quelques reprises d’oublier de lire des documents remis par les présidents des conseils d’administration auxquels je faisais partie. J’ai compris l’importance de la préparation qui a un impact important sur le suivi des tâches ou des mandats en cours de l’organisation durant la rencontre. C’est la responsabilité de l’administrateur de se tenir au courant de tout ce qui se passe dans l’organisation.

Questionner et être à l’écoute au lieu de dicter des conseils

Chaque conseil d’administration est généralement composé de personnes avec des expertises et expériences différentes. Chaque personne est en mesure de faire travailler ensemble le groupe d’administrateurs en partageant son expérience face à une situation. Avoir une attitude de dictateur comme s’il existait qu’une seule solution à envisager pour résoudre un problème, n’invite pas, selon moi, les autres membres à échanger et à prendre position sur le sujet. Toutefois, en partageant son expérience vécu sur un sujet, en étant à l’écoute des autres membres, en étant en mode d’interrogation,  le membre invite, de façon transparente, les autres à partager leur expérience et à réfléchir autrement. Ce qui devient très intéressant pour visualiser un problème sous différents horizons et apporter ensuite les bonnes solutions.

Avoir du vécu ou une passion en lien avec l’organisation

Selon moi, il est plus facile pour un membre de s’impliquer bénévolement dans un conseil d’administration d’une organisation dont les activités ou la cause le passionnent.. Pour ma part, sur les 3 CA dont j’ai fait parti, ma participation et mon interraction à l’intérieur de 2 d’entre eux  a été plus enrichissante parce qu’il s’agissait d’organismes en lien avec le mentorat et l’entrepreneuriat, des sujets qui me passionnent.

Être disponible

Être disponible est essentiel pour garder sa crédibilité, avoir un meilleur suivi des activités de l’organisation et montrer son engagement au sein de celle-ci. J’ai commençé  à être membre de certains CA d’organisations dont  le siège social était  à Montréal lorsque j’habitais dans cette région. Après mon déménagement à Québec, j’ai dû  limiter mes déplacements par manque de temps. Une bonne attitude à prendre,  selon moi, est de continuer malgré tout ses mandats jusqu’à la fin de son engagement en prenant soin de trouver des alternatives comme celles de faire des discussions à partir de Skype. J’ai personnellement pris ce moyen pour bien finir mon engagement dans un CA en particulier.

Être patient et avoir une ouverture d’esprit

Que ce soit le président, le directeur général ou un membre du conseil d’administration, il peut arriver qu’une personne soit moins à l’aise au sein d’une équipe de CA. Cette personne peut aussi avoir de très bonnes idées et il faut être en mesure de lui faire de la place pour qu’elle puisse s’exprimer. Être patient, à l’écoute  et montrer une grande ouverture d’esprit envers ses collègues sont des qualités qu’un membre d’administration doit posséder.

Qu’en pensez-vous ? Quelles attitudes sont gagnantes lorsque l’on fait partie d’un conseil d’administration ?





À propos de Kim Auclair

Entrepreneure passionnée, j'ai développé, au fil des années, une riche expérience dans le domaine du Web. J'ai fondé, en 2005, MacQuébec. Je suis actuellement présidente chez Niviti, une entreprise de services-conseils en création, animation et gestion de communauté Web pour les décideurs d'entreprise. Suivez moi sur Google + et Twitter @kimauclair

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  • http://www.missparfaite.wordpress.com Sylvie Cajelait

    Excellent sujet, Kim. J’ajouterais une attitude à ta liste : savoir quand laisser sa place. J’ai participé à plusieurs conseils d’administration et souvent, ce que je remarque, c’est qu’être membre d’un CA est considéré comme un honneur acquis, pour ne pas dire à vie. Plusieurs personnes siègent trop longtemps pour le bien de leur organisme. J’ai vu des personnes avoir une peur du changement telle qu’aucune décision de repositionnement ne pouvait être prise. J’ai connu des gens pour qui une opportunité se changeait immédiatement en problème parce que cela demandait une certaine adaptation. Savoir quand il est temps de passer le flambeau est à mon avis une attitude gagnante pour soi et pour l’organisme qui nous tient à coeur.

  • http://www.kimauclair.ca Kim Auclair

    Très bon commentaire Sylvie. Effectivement c’est un point important. Merci à toi

  • http://www.hebertveille.com Michel Hébert

    Quelle coïncidence. Je termine prochainement un dossier/contrat dont j’avais la responsabilité depuis 10 ans à titre d’employé au début et de consultant à la fin. J’aurais pu décidé de prendre cela relaxe mais cela m’a toujours été difficile :)
    J’ai donc décidé de m’impliquer bénévolement au sein du CA d’un organisme de ma région qui oeuvre dans le même secteur car cela me passionne toujours.
    Je me suis souvent (sinon toujours) impliqué bénévolement dans 2 à 3 causes simultanément mais en portant seul (ou presque) les responsabilités en raison de la nature des dossiers ou du temps disponible.
    Cela fait toutefois des lunes que je n’ai pas siégé sur un CA avec d’autres personnes à partager et échanger des idées et des points de vue. Ce texte ainsi que le précédent m’est apparu comme un aide-mémoire au moment opportun.
    Alors, merci Kim d’avoir deviné ce besoin :)
    P.S. Il n’y a pas d’âge pour apprendre et partagé son expérience.
    P.S. Sylvie a bien raison à propos de celles et ceux qui se pensent immortels.

  • http://kevroussel.com Kevin Roussel

    Bon texte! Il est important de vouloir apprendre… car même si on apporte une certaine expertise autour de la table, les autres ont beaucoup à nous apporter! Aussi, je pense que chaque membre du CA doit comprendre son rôle de “gouvernance” plutôt que de “gestion opérationnelle”.

  • http://twitter.com/jibea JeanBaptist Audrerie

    Bonjour Kim,
    Merci pour cet article que je vais partager avec les membres de mon CA. Nous avons justement eu des discussions sur le bon fonctionnement de notre équipe.

    L’enjeu dans les organisations sans but lucratif est d’avoir des membres engagés et qui s’impliquent dans le temps (plus d’un an) pour assurer une efficacité de l’équipe du CA et rassurer la direction, les partenaires et les employés.

    Pour ma part, j’ajouterais que la bonne attitude est aussi d’élaborer un ordre du jour qui mobilise les membres du CA en fonction de leurs talents. Si le contenu des réunion de CA est trop administratif ou trop opérationnel, certains membres peuvent trouver cela rébarbatif ou routinier. La formule que nous avons trouvé est de traiter certains sujets administratifs en mode “consultation individuelle” pour les points précis, selon les expertises et les préférences de chacun. Nous nous mettons en mode “équipe de travail” quand il faut creuser des études ou développer des projets. A ce moment, il ne faut pas hésiter à consulter les autres et à inviter d’autres experts ou des employés qui connaissent le terrain. Et finalement, nous sommes le plus possible en mode stratégique et en “suivi des dossiers” lors des réunions du CA. Ceci a pour effet de rendre les échanges avec la direction plus fréquents, plus fluides, plus ciblés et de réserver aux réunions de CA des points plus passionnants et mobilisant comme le développement de l’organisme et des employés et son rayonnement au travers de plans d’action. Chacun se sent utile et voit son impact dans l’organisation.

    Une attitude gagnante est aussi de rendre les rencontres agréables, de savoir accueillir. Pour cela, la directrice de l’OSBL fait des prouesses et la formule évolue sans cesse pour créer des surprises. Mais en général, nous cherchons à ce que nos rencontres de fin de journée, tous les 2 mois, soient organisées avec un petit buffet et qu’elles visent à mieux connaitre les membres du CA tout au long de nos rencontres. Sans lien personnalisé, il n’y a ni cohérence du groupe, ni engagement affectif. Ouverture et collaboration sont des alliées précieuses pour stimuler l’engagement des membres élus et des nouveaux membres du CA (nous recrutons 2 nouveaux membres en passant !).

    Cordialement. Merci encore pour tous tes articles.

  • Danye

    Très bons points Kim!
    En effet, se préparer avant une rencontre, plutôt que d’ouvrir son enveloppe de documents en arrivant sur place, c’est déjà un très bon point!
    Ensuite, bien choisir son président. À mon avis, dans un CA idéal, le président est la personne qui doit voir à donner une place et la parole à chacun des membres de son conseil. Malheureusement, on nomme souvent le président “par défaut” ou pour l’image, pas nécessairement pour ses aptitudes!
    Enfin, l’expression “Less is More” s’applique aussi aux réunions de CA! Moins de membres, seulement ceux qui apportent quelque chose et moins longtemps! Un ordre du jour concis, bien préparé, en lien avec la ou les rencontres précédentes, permet à chacun de se préparer et d’éviter de s’éparpiller.
    Beaucoup de personnes sont partout…et nulle part à la fois! Faire partie d’un CA ne doit pas seulement servir à meubler les conversations sociales, pour mentionner qu’on est ici et là et très occupé! Il faut sentir quand peut apporter quelque chose au groupe et à l’organisation. Sinon, vaut mieux souhaiter Bonne Chance pour la suite et quitter dignement!
    Danye Desrochers
    Demadev

  • http://twitter.com/Slycaj Sylvie Cajelait

    Bonjour Kim. Il s’agit de très bons conseils que je vais m’empresser de partager avec les organismes de mon entourage.