J’ai pris connaissance avec grand intérêt d’un article intitulé « La différence entre gestionnaire et entrepreneur », visible ici. Voulant vérifier cette théorie, j’ai relevé plusieurs éléments de son analyse en l’appliquant à mon propre cas. Voici ce que ça donne :
Est rêveur, veut changer le monde, l’intuition le guide.
Rêver et agir selon son intuition, pour moi, c’est la liberté, c’est une façon de sortir des sentiers battus ! C’est bien vrai que j’ambitionne, à ma façon, de changer le monde et surtout d’aider les gens. Selon mon mentor, la meilleure façon d’aider les gens serait de m’impliquer dans la création et la gestion d’organismes à caractère social.
Créateur, il imagine des trucs impossibles et trouve les gestionnaires trop limités dans leur vision.
Oui ! J’imagine des trucs « impossibles », mais « impossible » pour certains signifie souvent « concret » pour ceux qui ont une vision à long terme. À bien y penser, « Le concret, ne serait autre chose que de l’abstrait rendu familier par l’usage ! »
Terre à terre, les gestionnaires trouvent les entrepreneurs souvent trop « flyés ».
Ils doivent être bien nombreux, les gestionnaires, à avoir trouvé Pierre Péladeau pas mal « flyé » au début de sa carrière ! Et pourtant, quel Québécois n’est pas fier de ses réalisations ?
A des idées, mais a de la difficulté à tout mettre en place.
En effet, je dois bien admettre que je suis plus à l’aise avec la création et que les tâches répétitives m’ennuient. C’est bien là, un indice que je suis du type « entrepreneur » !
Il est à noter cependant, que l’aptitude à « créer des processus d’affaires » n’est pas l’apanage exclusif des gestionnaires. Pour vous en convaincre, je vous invite à consulter un article intitulé « L’esprit d’entreprise et les entrepreneurs ! », visible sur mon blogue, dans lequel je reprends les propos de Nathaly Riverin, directrice du CVCE, et de Luc Caron, directeur-adjoint au Service de mentorat, à l’effet que « Les entrepreneurs sont des organisateurs de processus de création de richesses économiques. Ils poursuivent des opportunités et s’efforcent de les concrétiser en utilisant des techniques appropriées de gestion et de management. »
Veut tout faire seul
C’est bien vrai que j’ai ce vilain défaut et, heureusement, j’en suis très consciente et je me propose bien de m’en corriger. Toutefois, mon mentor prétend qu’il ne s’agit pas là d’une caractéristique propre aux entrepreneurs. En effet, il connaît bon nombre de gestionnaires efficaces qui sont incapables de déléguer. De plus, il n’est pas d’accord que l’entrepreneur de grand talent « Veut tout faire seul ». Il croit au contraire que si Laurent Beaudoin était du type à tout faire seul, il aurait été incapable de créer l’empire Bombardier.
Est son propre patron dans l’âme
Les autres ne bougent pas assez vite à mon goût et leurs idées ne sont pas assez originales ! Si toutefois, j’avais un patron, il aurait tout intérêt à me laisser rêver ! « Selon Patricia Pitcher, la meilleure façon de « gérer la créativité » consiste pour le patron à s’enlever du chemin (managing by getting out of the way).
A le goût du risque
Oui ! J’ai le goût du risque, mais précisons toutefois, qu’il s’agit de « risque calculé », ce qui n’a rien à voir avec la notion de « joueur compulsif ».
A besoin d’un gestionnaire pour la gestion de l’entreprise
Il ne fait aucun doute que j’aurai besoin d’un gestionnaire pour gérer mon entreprise dès qu’elle aura atteint une certaine envergure, tout autant que le propriétaire d’une petite industrie manufacturière aura besoin d’un entrepreneur (plus précisément d’un intrapreneur) pour propulser l’entreprise qu’il a créée dans la catégorie des grandes entreprises.
Passionnée
Pour ceux qui me connaissent, il est évident que je suis plus passionnée qu’organisée !
N’aime pas les détails
C’est vrai que je n’ai pas tendance à m’enfarger dans les fleurs du tapis, mais c’est avant tout par soucis d’efficacité. Par ailleurs, je privilégie le travail exécuté avec précision. Et ça, c’est par soucis de professionnalisme, c’est aussi par passion pour mon métier que j’adore.
Conclusion
Tout ça, ça m’incite à lire des biographies d’entrepreneurs de talent ! … Pas vous ?

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