L’entrepreneuriat … un art?

Le fait que, dans son livre intitulé « Artistes, artisans et technocrates dans nos organisations », madame Patricia Pitcher utilise le terme « artistes de la gestion » pour désigner les « entrepreneurs-bâtisseurs », peut sembler étrange au premier abord, mais voici qu’une opinion formulée par le professeur Lucien Israël semble lui donner raison.

Voici ce que l’on peut lire à la page 210 du livre « Cerveau droit, cerveau gauche », dont le professeur Israël est l’auteur :

L’artiste qui se révèle un grand artiste est doué d’une originalité de pensée « qui accueille la complexité et le désordre, entretient plusieurs concepts à la fois même s’ils sont contradictoires, ne profère que des vérités partielles, conscient qu’il est de leur relativité ». Il a un ego puissant, mais qui recherche davantage la compréhension et la maîtrise que le pouvoir. Il vit dans la liberté et l’indépendance d’esprit par rapport à ce qui est généralement reconnu et accepté. Il ne réprime ni ses impulsions ni les idées insolites qui le traversent, il trouve des solutions non classiques à des problèmes de tous ordres… Cette flexibilité, cette aptitude au raisonnement non conventionnel sont fréquemment citées, ainsi que l’originalité dans le comportement quotidien et dans la conduite de sa vie.

En outre, l’être doué d’une grande créativité a eu volontiers des « expériences » mentales d’ordre intuitif, esthétique ou mystique, il voit le particulier dans l’universel et réciproquement (Newton et la pomme).

À mon avis, les traits de personnalité et les comportements décrits ci-haut correspondent autant aux « entrepreneurs-bâtisseurs » qu’aux artistes conventionnels.

Les propos du professeur Israël, pertinents aux agissements des « entrepreneurs-bâtisseurs », ne se limitent pas au court extrait visible ci-haut, c’est pourquoi je vous invite à vous procurer son bouquin et à le lire en entier.

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