C’est avec un immense intérêt que j’ai pris connaissance de l’article intitulé « Ça fonctionne? Vendez-le! », rédigé par S. Guérin.
Je partage l’opinion de monsieur Guérin à l’effet qu’il importe de s’empresser de commercialiser un produit ou un service dès qu’il est en mesure de répondre adéquatement aux attentes de la clientèle.
À la toute fin de son article, monsieur Guérin résume sa pensée en quelques mots.
Bref, est-ce que votre produit fait ce qu’il a à faire? Oui? Alors mettez-le sur le marché! N’attendez surtout pas. Plus vite il est sur le marché, plus vite vous ferez de l’argent. Avec cet argent, vous pourrez améliorer le produit. Sans cet argent, vous aurez un beau produit qui n’ira nulle part. Que préférez-vous : Un produit correct qui vend ou un produit parfait qui restera sur les tablettes faute de moyens?
Il me semble convenable de bonifier cet article en y ajoutant les volets « brevet d’invention » et « entrepreneuriat social ».
Voici :
Peut-on rentabiliser une invention sans brevet?
Pour une petite entreprise, est-il vraiment nécessaire qu’un produit utile, découlant d’une idée novatrice, soit breveté avant d’en faire la commercialisation?
Comment savoir si un produit ou un service peut se transformer en une réussite commerciale? Le concept répond-il à un besoin? Est-il parfait pour un client tout en étant mal adapté pour un autre?
Une étude de marché peut bien aider à prévoir le potentiel de vente, mais rien de mieux que l’expérience découlant d’une mise en marché pour connaître l’engouement du client pour un produit novateur ou un service original. Mais alors, pourquoi ne pas le mettre sur le marché au plus tôt? Ça me semble la meilleure façon d’obtenir des commentaires de clients afin de le faire évoluer. La réalisation des modifications ou des ajustements nécessaires sera simplifiée parce que le tout nous semblera plus concret.
Les brevets et autres trucs compliqués sont mieux adaptés aux besoins des grandes entreprises qui disposent de temps et d’argent pour mettre en place des processus sophistiqués et dispendieux.
Le risque qu’une invention devienne désuète parce que non exploitée est bien plus grand que de se faire voler son idée par un opportuniste. Surtout que quelqu’un d’autre peut bien avoir la même idée tout à fait par hasard.
Entrepreneuriat social
Faut-il vraiment attendre d’être riche pour entreprendre?
Voici ce qu’en pense monsieur Paul-Arthur Fortin, directeur général de la firme Accès Entrepreneur inc. :
On n’est jamais trop pauvre pour entreprendre, c’est juste un peu plus long!
Voir article intitulé « Aux grands maux, les grands moyens », rédigé le 4 mai 2006 pour Centre de vigie sur la culture entrepreneuriale. Je reconnais que le fait de démarrer ma petite entreprise afin d’exercer mon métier de graphisme à titre de travailleuse autonome n’a pas été très exigeant au plan de l’investissement.
Cependant, monsieur Fortin voit plus grand lorsqu’il nous fait part de sa définition de l’entrepreneuriat que voici :
c’est faire de grandes choses avec de petits moyens.
Toutefois, il me semble qu’il est bien plus simple de se regrouper pour entreprendre de grandes choses avec des moyens financiers limités. Voilà qu’entre en jeu le concept de l’entrepreneuriat social.
Ce concept, mon mentor y croit fermement et il est en train de m’en faire apprécier toutes les facettes. Selon lui, je devrais m’impliquer dans la gestion de divers organismes à but non lucratif, à titre de membre du conseil d’administration. En plus de m’indiquer des pistes pour identifier certains organismes sérieux qui pourraient s’intéresser à mes services, il vient de m’offrir de participer activement à la mise sur pied d’une coopérative de travailleurs dans laquelle il est lui-même impliqué.
Je devine votre réaction! « L’entrepreneuriat social, ce n’est pas la formule idéale pour devenir riche. » Je le sais! Heureusement, ce n’est pas ma plus grande ambition que de devenir riche, je préfère l’entraide et la collaboration. Comme je l’ai mentionné récemment dans un article intitulé : Ma vision de l’entrepreneuriat!
Ce n’est pas vrai que l’aide que l’on apporte à quelqu’un nous appauvri. Non seulement, ça ne nous appauvri pas financièrement, mais ça nous enrichi d’une autre façon.
Mais pour moi, l’important c’est que ça bouge! Je suis à l’aise lorsqu’il se passe quelque chose! Quelle que soit la formule, entrepreneuriat social ou conventionnel, j’ai le goût d’entreprendre! Comme je n’ai pas de grands moyens financiers et que ce n’est pas mon ambition première d’en acquérir à court terme, l’entrepreneuriat social me semble l’alternative par excellence pour démarrer au plus tôt des projets novateurs avant qu’ils ne deviennent démodés.
Présidente et animatrice de communauté Web chez 











