Dans son article « Choisir un nom pour son entreprise« , Stephanie Kennan présente six pistes de création dans le développement d’un nom de marque ou d’entreprise. J’ai aussi présenté quelques pistes dans un l’article “Des pistes pour trouver votre nom d’entreprise” publié sur le blogue FEM de Femmessor-Montréal.

Je vous partage, dans ce billet, une expérience personnelle sur le sujet.

J’ai toujours été attirée par l’invention d’un nom de marque ou d’entreprise. Je suis celle qui élabore une grande réflexion pour arriver à des résultats uniques. J’aime jouer avec les mots. J’aime aussi prendre des risques en créant des noms de marque ou d’entreprise composés de mots ou de parties de mots que je rassemble pour en faire un nom court et original qui prendra sa signification par la suite.

Voici toutefois une leçon que j’ai apprise avec ce type d’approche :

Avoir un nom de marque ou d’entreprise dont la signification est très personnelle ou associée à votre nom peut être un désavantage. Surtout pour le démarrage d’une entreprise.

La première entreprise que j’ai créée portait le nom de Mikimya. Voici sa définition :

  • Mik : Mon prénom à l’envers
  • Kimy : Le surnom que mes proches me donnent
  • A : La première lettre de mon nom de famille

Comme vous pouvez le constater, tout était relié à moi. J’ai travaillé avec ce nom pendant plusieurs années avant de m’associer avec une partenaire. J’étais très attachée à ce nom et je ne voulais pas m’en départir. Avec ma première partenaire d’affaires, il a été décidé de poursuivre avec ce nom d’entreprise, entre autres, parce qu’il avait déjà une certaine visibilité dans les médias imprimés et Web.

Une bonne idée ? Oui et non. J’ai compris que pour un entrepreneur qui travaille seul et qui a l’intention de faire croître son entreprise, celà pouvait être risqué.

Ce n’est toutefois peut-être pas le cas pour tout le monde.

En ce qui me concerne, plus l’entreprise avançait, plus j’avais l’impression que mon associée devenait moins à l’aise avec le nom. Le fait que le nom était associé à moi personnellement et que son nom n’y était pas, bien qu’elle avait sa place, elle avait un sentiment de non-appartenance avec ce dernier. Le nom Mikimya a d’ailleurs été mis de côté lors de notre dissociation.

J’admets que j’aurais aimé voir Mikimya grandir. J’ai pris plus d’un an à faire le deuil de ce nom et à tourner la page. Cette leçon m’a amenée à réfléchir autrement pour la création du nom de mon entreprise actuelle : Niviti. Les mots “animation et activité”  m’ont inspirée pour le créer. J’ai un attachement, mais moins élevé que le premier. J’ai aussi l’impression que ceux qui travaillent avec moi ont un sentiment d’appartenance plus évident à Niviti qu’avec Mikimya.

J’aimerais beaucoup avoir vos commentaires à ce sujet. De quelle façon avez-vous choisi votre nom d’entreprise ? Est-ce que vous avez un grand attachement à ce dernier ? Seriez-vous capable de vous en séparer du jour au lendemain ? Croyez-vous comme moi qu’il peut y avoir un certain danger d’avoir un nom trop personnel ? 

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  • http://twitter.com/LauraBogza Laura Bogza

    Choisir une nom d’entreprise c’est toute une aventure, surtout quand ça doit plaire à plus d’une personne! Je crois que ça nous a pris plusieurs mois à Evelyne et moi avant de se mettre d’accord sur Terminus Création et nous sommes passées par des idées reliées à nos noms. En bout de ligne, comme tu dis, nous avons décidé d’y aller avec quelque chose de centré sur nos activités plutôt que sur nous dans l’idée que l’entreprise nous survive. Cependant, même si on a laisser d’autres bonnes idées derrière, on n’en changerait plus. On s’attache à son nom :)

  • Kim Auclair

    Merci Laura pour ton commentaire. C’est apprécié :) Bonne journée à toi

  • http://dashthis.com/ Stéphane

    Je pense que j’ai essayé 10 noms avant de trouver DashThis. Faut que ça se prononce bien, que ça soit universel, que le nom de domaine soit libre et que même la secrétaire de la banque puisse le comprendre. En même temps, un nom en soi n’est pas grand chose. C’est le branding qui va en faire quelque chose. Aurait-on idée de s’appeller Pomme? Pourtant, quel nom! :)

  • Kim Auclair

    Effectivement, il y a un travail de branding derrière chaque nom. Je sais d’ailleurs que Niviti est difficile à prononcer et n’est pas adapté du côté universel . Je verrai plus tard, mais pour le moment il me convient très bien.

  • xblix

    Pour ma part, j’ai trouver mon nom d’entreprise en me basant sur 3 principe que quelqu’un de bien compétent en marque de commerce m’avait partagé généreusement :

    1- L’idéal est de trouver un nom qui veux absolument rien dire et qui n’est ni un nom propre ni un nom commum ou encore un accronyme avec signification sous-jacente.
    Exemple : Chrysler, Xerox. Ça veux absolument rien dire et c’est relier à rien mais tout le monde connait ces deux marques.

    2- Un nom qui ce dit vite et bien et qui ce retient bien une fois vue, lue ou entendu.

    3-Un nom qui ne fait surtout pas aucune mentions de tes activité, ou de ton propre nom ou encore d’un jeux de mots loufoque que toi seul connait.

    Si vous observer bien, vous verrez que ces 3 principe sont souvent vrai et que plusieur marque respecte ces 3 concept de base.

    Pour ma part, j’ai finalement decider d’y aller avec XBLIX .

    http://www.xblix.ca

  • http://twitter.com/MelieLevesque Mélissa Lévesque

    Merci de partager ces bons trucs avec nous, c’est très utile! Votre blogue est une ressource immense pour moi.

    Mélissa
    http://melissalevesque.wordpress.com/

  • Olivier

    J’ai souvent constaté que beaucoup d’entrepreneurs utilisaient leur leur nom de famille pour nommer leur entreprise. C’est une démarche qui est très fréquente chez les artisans, qui sont souvent seul à travailler et pour qui, sans doute, le fait de laisser une trace tangible de leur existence est très important !

    D’autres utilisent des noms à connotation locale ou régionale. Par exemple, on peut avoir : Auto Sud-Ouest ou Saucissons d’Aquitaine. Le problème avec ces noms, c’est qu’ils marquent un territoire et souvent limite donc l’activité de l’entreprise dans son secteur géographique.

    Je pense donc que, de la même manière qu’on doit inscrire l’export dans les gènes de l’entreprise qu’on crée ou qu’on doit penser à quand et comment on va vendre son entreprise dès sa création, le choix d’un nom permet de fixer ses ambitions. Ainsi, celui qui se nomme Mr Durand et qui est garagiste, en nommant son entreprise Garage Durand, la limite nécessairement à une clientèle locale. En revanche, s’il veut créer une chaîne de garages dans tout le pays, il devra trouver un nom plus neutre et plus générique.

    Je suis assez d’accord avec les 3 principes évoqués par xblix, cependant, je crois qu’un nom basé que une idée maîtresse promue par l’entreprise peut avoir un sens. On peut pour cela utiliser des racines latines ou grecques pour compose un nom qui ne veut rien dire en apparence, mais qui a un sens bien réel. J’ai des amis qui par exemple ont créé une société de conseil nommée Aristé : pour la plupart des gens, cela ne signifie rien, sauf que c’est basé sur le mot grec ancien « aristè » qui veut dire : « la meilleure » !

  • Sylvaine Pascual

    Bonjour Kim,

    Le choix du nom de mon entreprise s’est un peu imposé comme une évidence. Mon père me disait souvent que j’étais l’incarnation de ce poème de Constantin Cavafy, le voyage à Ithaque (http://www.cles.com/enquetes/article/le-chemin-vers-ithaque). D’autre part, je conçois le travail sur la vie professionnelle que je fais avec mes clients comme un voyage de soi à soi, avec de nombreux enseignements et découvertes en chemin. Du coup, lorsque j’ai créé mon entreprise, je n’ai pas hésité!

    J’y suis très attachée parce qu’il a une symbolique forte pour moi, qu’il reflète des valeurs importantes à mes yeux et j’aurais certainement beaucoup de mal à m’en détacher;)
    Du coup, il a probablement un certain nombres de défauts, comme la difficulté à intégrer un associé potentiel qui ne va peut-être pas adhérer de la même manière ou se reconnaître dedans. Cependant, il suscite beaucoup de questions sur le rapport à l’Odyssée et j’imagine que la curiosité générée est un plus.
    Peut-être aussi, en particulier pour les indépendants qui travaillent seuls, que c’est classique d’une première création, chercher un nom qui parle avant tout à ses tripes?

  • Kim Auclair

    Bonne réflexion en effet. Je serais curieuse de savoir quel était le nom de premier projet d’entreprise de ceux qui ont beaucoup de succès aujourd’hui.

  • larbi

    Bonjour je cherche un nom pour ma future société de fabrication de couche bébé. Aidez moi s’il vous plaît

  • Pierre Longpré

    Les critères d’un bon nominal: court, facile à prononcer et à mémoriser, compréhensible dans les principales langues(français, anglais, espagnol, italien… allemand !) et disponible au bureau des Raisons sociales ou des marques pour en assurer la protection légale. Et pour couronner le tout, si le bénéfice-client est inclus dans le nom, vous avez un nominal gagnant: moelleux, Kleenex, Monsieur Propre, etc.

    Créer des noms d’entreprises et de marques est de plus en plus difficile. Certains en font une profession.

  • http://www.kimauclair.ca/blog Kim Auclair

    Ouf. Ça en fait . Pour ceux qui en font une profession, c’est certainement plusieurs semaines / voir mois de réflexions.

  • Jérôme L. Boucher

    Tout dépend du secteur d’entreprise, de sa mission sociale et de l’image de marque qu’on veut mettre de l’avant. Ce qu’il faut retenir: il ne faut pas être frileux dans son approche. Un nom trop «safe» qui ne veut pas dire grand chose pour le client ne marquera pas son imaginaire même si on est personnellement attaché à celui-ci.

    Je donne l’exemple d’un mandat qu’on m’avait donné pour un salon de coiffure de Griffintown. La dame voulait quelque chose de « punché » (comme tout le monde) et un « effet wow » (comme tout le monde). Je lui avais proposé d’utiliser son bâtiment industriel pour jouer avec l’image «bûcheronne» du Québec, servir du caribou à ses clients internationaux et se donner un air de «Martin Picard» de la coiffure.

    Non: elle a choisi un nom de petit oiseau tout sage, qui ne marque pas l’imaginaire et dont tout le monde se fout. Ben elle a fait 6 mois. Parce que son nom n’invoquait rien d’inspirant et qu’elle chargeait tout de même 120$/coiffure.

  • Jérôme L. Boucher

    Bonjour,

    C’est justement une partie de ce que je fais au quotidien, l’image de marque. Tout dépend de la situation: des fois, on suggère au client de complètement changer de nom d’entreprise. Des fois, on lui dit de ne rien toucher. Des fois, on rafraîchit un peu l’image. Des fois, on y ajoute (ou enlève) un slogan. Et des fois (c’est là que c’est plaisant car on a moins de contrainte), on part de zéro.

    C’est un art et, malheureusement, trop peu d’entrepreneurs demandent conseil avant d’enregistrer leur nom d’entreprise. Certains personnalisent trop ce qui laisse peu de place au service qu’ils offrent. Certains veulent absolument ploguer leur personnage de BD favorite alors que ça n’a aucun lien avec leur entreprise.

    En effet, c’est un cheminement qui se fait sur plusieurs semaines, en général. Il est avisé de faire une étude de marché, d’aller voir la compétition, de se mettre dans la peau du consommateur, etc. Les meilleurs noms ne sont pas nécessairement les plus simples ou les plus courts mais ceux qui frappent l’imaginaire au point de devenir, comme le disait M. Longpré, une référence.

    J’éviterais cependant un piège: celui de le rendre compréhensible dans les principales langues. Ce que j’appelle «l’épice locale», il ne faut jamais, jamais, jamais, jamais l’enlever quand on va au national ou à l’international. Plus souvent qu’autrement, ça sert l’entrepreneur à se forger une identité, à trouver des partenaires qui font confiance et à se créer un réseau. Si le marché visé est partiellement dans la Francophonie, c’est encore plus important.

  • http://www.kimauclair.ca/blog Kim Auclair

    Intéressant. Il devait, à mon avis, y avoir certainement d’autres facteurs pour qu’elle ait fait 6 mois.

  • http://www.kimauclair.ca/blog Kim Auclair

    Jérôme L. Boucher : Après tes deux commentaires, je me demande bien ton avis sur le nom Niviti ! :)

  • Jérôme L. Boucher

    Tout dépend de l’image de marque qui y est collée. Il y a des noms d’entreprises qui sont très personnalisées mais qui ont un logo, un slogan, des couleurs et une signature qui permettent de bien distinguer quelle est la mission sociale de l’entreprise. Et l’inverse est aussi vrai.

    Si je prends XPDN Capital, entreprise de Alexandre Taillefer, pas besoin d’un logo ou d’une signature très élaborée. Le nom est déjà très révélateur alors la signature peut être très simple. Par contre, pour un nom d’entreprise qui se concentre – par exemple – autour du prénom et du nom du PDG ou du créateur, il faut une signature plus élaborée qui dit haut et fort «voici ce que nous faisons dans la vie». Et c’est là que le travail est plus difficile pour nous: il faut trouver une manière que ce soit clair sans pour autant prendre les potentiels clients pour des épais.

    Par exemple: si mon centre jardin a mon nom de famille, il faut qu’il y ait une connotation directe ou indirecte avec les plantes, les arbres ou la nature. Mais il ne faut quand même pas que mon logo soit une feuille que j’estampe là parce que je laisse présager que je n’ai pas de créativité. Pour quelqu’un qui a comme job à temps plein de créer des aménagements paysagers, ça part mal.

    Je ne sais pas si je m’explique bien…

  • http://www.kimauclair.ca/blog Kim Auclair

    Je ne suis pas habituée à lire des analyses aussi poussées pour un nom d’entreprise. :) Je comprends que je pourrais améliorer la phase clé sous Niviti.

  • Manon

    Bonjour M. Boucher,

    Est-ce qu’il y a des gens expérimenté qui peuvent nous aider à trouver un nom d’entreprise? Peut-être toi?
    Merci
    Manon

  • Cindy Roberge

    Salut Oli, chez nous c’est L-IPSE,

    IPSE vient du latin « ipse », la personne, l’être, la plus
    importante dans une phrase, un paragraphe, un contexte.

    Cet « IPSE » est le
    client.

    L pour loyauté envers notre client.

    Comme nous le prononçons Ellipse, nous en avons mis une dans notre logo et ainsi nous éviter cette longue explication chaque fois qu’on nous le demande. 😉 Par contre elle est bien expliquée à nos employés lors de l’embauche.

  • Cindy Roberge

    C’est fin pour les secrétaires! ;-p

  • Josée-Lee Montreuil

    Bonjour Monsieur Boucher, je suis présentement à la recherche d’un nom d’entreprise pour lancer ma petite affaire. J’ai beau mettre sur papier tout les mots relatifs au genre de service que je vais offrir …… RIEN! Êtes vous le genre de personne ressource qui pourrait m’aider????? Sinon, êtes vous en mesure de me donner des références ??? Merci

  • Jérôme L. Boucher

    Je vous suggère les services de Larouche Marketing Communication (anciennement jfLarouche publicité), à Québec. Ils se spécialisent en image de marque B2B et B2C. J’y ai travaillé pendant un bout de temps avant de retourner en journalisme.

    Au plaisir!

  • Josée-Lee Montreuil

    Merci beaucoup Monsieur Boucher pour les informations, c’est très apprécié!

    Josée-Lee Montreuil