Le conseiller en orientation

Avez-vous remarqué qu’il existe encore plusieurs étudiants qui sont convaincu que les conseillers en orientation peuvent résoudre leur problème dus à leur choix de carrières ?

N’ayant rien contre les orienteurs, trouvant même qu’il s’agit d’une branche intéressante, il faudrait mettre certains points sur les « i ».

D’abord et avant tout, qu’est-ce qu’un orienteur

Le conseiller d’orientation est le professionnel qui exerce un rôle conseil pour toute question traitant du développement de carrière des individus, de l’enfance jusqu’à la retraite. Pour ce faire, l’évaluation du fonctionnement psychologique, grâce notamment à l’interprétation de tests psychométriques et à la relation d’aide, sont les moyens privilégiés par le conseiller d’orientation dans son intervention auprès des personnes, afin de comprendre et d’intervenir sur les difficultés vécues par ces dernières: indécision, absence de but vocationnel, dysfonctionnement aux études, au travail ou dans la vie, problématique d’employabilité, etc. Les services qu’il offre concernent l’individu directement ou les groupes de personnes; il exerce aussi un rôle-conseil auprès du milieu dans lequel il travaille : organisation, entreprise privée, fonction publique, milieu scolaire, de la santé, etc.

En constatant cette définition, on peut en ressortir le fait qu’on y parle en particulier de conseil et non de résolution. Alors pourquoi certains individus pensent encore, surtout lorsqu’ils sont indécis, qu’il est possible de découvrir un choix de carrière en allant voir un orienteur.

Dans un cas premier, oui, les conseillers en orientation sont très bien placés pour nous aider à éliminer des préférences de carrières qui ne répondent pas nécessairement à nos capacités solaires ou notre personnalité. À vrai dire, ils peuvent déterminer certains aspects intéressants avec l’aide de tests psychologique malgré que ces derniers ne démontreraient pas toujours la vérité, si je me fie à l’opinion de certains spécialistes.

D’autre part, je ne crois pas qu’ils peuvent choisir un métier pour nous. En effet, selon moi, les tests que les professionnels nous interprètent servent, d’une certaine façon, à trouver un domaine en particulier, mais pas une profession, c’est-à-dire une branche spécialisée. Par exemple, un élève se dirige vers le domaine des arts. Dans ce champ on propose plusieurs directions différentes. À cette phase, l’étudiant doit être en mesure de pouvoir analyser ce qui l’intéresse vraiment, en s’informant par lui-même auprès de mentors ou d’experts dans son secteur. Bref, à mon avis, voici trois étapes fondamentales qu’il faudrait faire comprendre à ces gens qui sont toujours indécis dans leur choix de carrière.

– Recherche de soi-même : Connaître qui on est, ce qu’on veut, ce qu’on aime faire réellement ( oublions les autres dans ce cas-ci ), demander à notre entourage s’il y a des actions ou des gestes que l’on fait naturellement et qui pourraient se lier avec un métier…… Savoir nos forces et nos faiblesses.

– Rencontre avec un C-O: Noter avec un conseiller d’orientation les domaines qui s’ouvrent à nous, voir davantage ce que nous pourrions éliminer rapidement, selon notre motivation et nos capacités scolaires.

– Informations auprès de mentors, ou de professionnels : Rencontrez des mentors dans les choix des domaines retenus, demandez des informations précises sur les métiers, s’il a lieu visitez des endroits ou travaillent ces professionnels… Ainsi, en procédant de cette façon, je suis convaincue qu’il serait possible de réduire le nombre d’individus regrettant leurs choix de carrière.

Quoi de mieux de vivre de sa passion ou bien d’un domaine dont on est fier et heureux !

Qu’en pensez-vous ?

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  • En réponse à votre texte, j’aimerais tout d’abord porter à votre attention que nous parlons bien ici de conseillers d’orientation et non d’orienteurs, qui est une appellation que nous n’utilisons plus.

    En effet, le conseiller d’orientation n’est pas là pour aider la personne à « découvrir un choix de carrière », bien qu’il puisse la guider dans son exploration, mais plutôt pour la soutenir dans la découverte et le choix de ce qu’elle aimerait devenir. On part ainsi de la personne et on l’aide à se projeter dans l’avenir.

    En outre, nous utilisons surtout les questionnaires d’intérêt qui, bien qu’ils ne soient pas parfaits, comme tous les autres outils, peuvent amener des éléments concrets à la personne par rapport à ses préférences, ses valeurs, sa personnalité, etc., un peu comme un « effet-miroir », tel que je l’explique souvent à mes clients. Ainsi, les conseillers d’orientation n’ont effectivement pas pour rôle de choisir pour la personne, mais de l’aider à choisir, et les questionnaires d’intérêt ne sont qu’un outil parmi tant d’autres.

    J’espère que ces quelques précisions sauront démystifier notre rôle.

    Au plaisir et bonne route!

    Isabelle Michaud, c.o.
    psychorientation.blogspot…