Jeune ou âgé, mon mentor?

Le 2 février 2006, durant l’émission « Droit au cœur » à la télévision de Radio-Canada, nous avons discuté de différence d’âge entre mentor et mentoré. Par après, je me suis posé les questions suivantes :

• Qu’est-ce que ça implique d’avoir un mentor plus vieux ou plus jeune que moi?

• Est-il important que le mentor soit plus âgé que le mentoré?

• Y a-t-il inconvénient à ce que la différence d’âge soit importante?

• Y a-t-il inconvénient à ce qu’il soit plus jeune?

La plupart de mes mentors sont plus âgés que moi. Je parle ici d’une différence allant de 10 à 45 ans. Cette grande diversité d’âge fait que chacun de mes mentors a quelque chose de différent à me transmettre, ce qui ne serait probablement pas le cas si tous avaient sensiblement le même âge. Ajoutons à cela que chaque personne étant unique, il va de soi que chaque mentor utilise sa propre technique, qu’il ait ses propres trucs à me révéler et que le vécu qu’il a à partager lui soit propre.

Tous sont très généreux de leur temps et n’hésitent pas à me faire bénéficier de leur expérience. Un en particulier, ne se gêne pas pour me dire que des erreurs, il en a fait de toutes sortes et, « pour m’encourager peut-être », il ne cesse de me répéter que, quoi qu’il fasse, moi-aussi, je vais en faire des erreurs, voire des bêtises. C’est comme cela que je vais l’acquérir, ma propre expérience! Mais ce que tous semblent vouloir avant tout, c’est de m’éviter de faire les mêmes erreurs qu’eux.

Mes mentors insistent pour que j’opère dans la légalité, c’est la vraie façon d’opérer un commerce, disent-ils, c’est la vraie façon de demeurer crédible, c’est la recette idéale pour qu’une entreprise reste en affaires longtemps, très longtemps! Des mentors qui cherchent à me transmettre de telles valeurs, ça me plait bien. Il est visible que ce sont des gens sérieux, ces mentors qui acceptent de me guider. Quelle chance j’ai!

Lorsque j’ai demandé à mon mentor à la retraite pourquoi il me consacrait autant de temps bénévolement, il a répondu : « Tu ne vois pas que je m’amuse! Depuis toujours, j’aime jouer au Monopoly et ce qui me plait le plus, c’est lorsque j’arrive à l’étape où je peux enfin partir en affaires! J’apprécie surtout que ma partenaire prenne son rôle au sérieux! »

Finalement, je suis d’avis que même un mentor plus jeune que moi pourrait m’apporter beaucoup, à la condition qu’il soit pourvu d’une imagination débordante nullement freinée par une sagesse propre aux gens expérimentés. Des idées originales, c’est bien ce que les entrepreneurs ont le plus besoin, non?

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  • Frédéric Leblanc

    Je pense que l’âge du mentor a une influence dépendemment de ce que l’on recherche dans le mentorat. Si par exemple, c’est de l’écoute, de nous permettre de décompresser ou de partager ce que l’on vit, l’âge n’a pas d’importance. Il s’agit de trouver une oreille attentive. Par contre, si l’on recherche un modèle, un guide, à éviter des erreurs commises par une autre personne, je pense qu’à ce moment, il est important d’être jumelé à une personne ayant un bon bagage d’expériences. Je crois également qu’à tout âge, nous avons la possibilité d’apporter quelque chose à l’autre.

  • Isabelle

    Bien d’accord avec Frédéric. J’ajouterais que j’aime bien avoir des mentors de générations différentes. Je trouve le style de gestion très différent d’une génération à l’autre. Et il y a aussi des sagesses qui ne devraient jamais être perdues!