Dans son billet Entrepreneur : l’anti manager, Pierre Duhamel fait part d’une étude réalisée par Saras Sarasvathy, une enseignante à l’Université de Virginie, qui compare le mode de fonctionnement des entrepreneurs à succès et des gestionnaires de très grandes entreprises.

Les résultats sont fascinants. Ils reflètent mon opinion déjà partagée en 2007 dans l’article  Entrepreneure ou gestionnaire ?. ( Cet article fait l’objet d’une réponse au billet de Stéphane GuérinLa différence entre gestionnaire et entrepreneur. )

On peut entre autres y lire :

«Oui ! J’imagine des trucs « impossibles », mais « impossible » pour certains signifie souvent « concret » pour ceux qui ont une vision à long terme. À bien y penser, « Le concret ne serait autre chose que de l’abstrait rendu familier par l’usage ! »

«Ils doivent être bien nombreux, les gestionnaires, à avoir trouvé Pierre Péladeau pas mal « flyé » au début de sa carrière ! »

«En effet, je dois bien admettre que je suis plus à l’aise avec la création et que les tâches répétitives m’ennuient. C’est bien là, un indice que je suis du type « entrepreneur » !»

«Oui ! J’ai le goût du risque, mais précisons toutefois qu’il s’agit de « risque calculé », ce qui n’a rien à voir avec la notion de « joueur compulsif ».

«Il ne fait aucun doute que j’aurai besoin d’un gestionnaire pour gérer mon entreprise dès qu’elle aura atteint une certaine envergure, tout autant que le propriétaire d’une petite industrie manufacturière aura besoin d’un entrepreneur (plus précisément d’un intrapreneur) pour propulser l’entreprise qu’il a créée dans la catégorie des grandes entreprises.»

et et le blogue de Pierre Duhamel :

«Le manager veut mesurer, calibrer, étudier, envisager avant de décider. L’entrepreneur fonce dans le tas. Il se donne évidemment des cibles et des objectifs, mais ils peuvent facilement évoluer en cours de route.»

«Le gestionnaire ne jure que par les études de marché, la segmentation de la clientèle et par une planification quasi militaire des processus. Le nouvel entrepreneur est impatient et veut entrer dans le marché le plus rapidement possible.»

Qu’en pensez-vous ?