Ce que je ferais pour développer l’entrepreneuriat à Québec

Depuis mon retour à Québec, en 2011, j’ai constaté une belle progression de la promotion de l’entrepreneuriat dans cette ville qui m’est natale. J’ai été témoin de plusieurs idées qui ont été lancées. Certaines par le gouvernement. D’autres par des organismes et des entrepreneurs de la ville. Plusieurs d’entre elles aujourd’hui n’ont jamais été mises en action, ne sont pas encore connues de tous ou ont peu évolué depuis leur lancement. Notamment la piste de créer un incubateur et accélérateur pour les entreprises technologiques.

En vue de l’approche de l’événement J’entreprends Québec, une initiative visant à discuter d’idées pour développer l’entrepreneuriat à Québec et mieux connaître les besoins des entrepreneurs, je vous partage certaines de mes idées. Notez qu’il s’agit, bien sûr, de mon avis et que je suis consciente que mes réflexions ne feront pas l’unanimité. Je considère avant tout cet article comme un brouillon. Je vous invite donc à y apporter vos commentaires.

Plus de collaboration entre les différentes initiatives et entreprises déjà existantes

Je comprends les institutions collégiales ou universitaires, les organismes qui font la promotion de l’entrepreneuriat et les entrepreneurs de vouloir partir leur propre projet et initiative. Je ne sais pas si vous pensez comme moi, mais trop souvent, je trouve que plusieurs ne pensent pas à se joindre à des projets déjà existants pour aller plus loin et surtout se faciliter la tâche. Je suis contente que ça bouge. Le fait, par contre, qu’il y a actuellement plusieurs initiatives qui naissent de chaque côté amène aussi le lot de questionnements pour certaines d’entre-elles qui existent depuis plusieurs années. Bien qu’il puisse arriver que ce qui existe déjà ne cohabite pas avec notre vision, les responsables de ces projets se questionnent, entre autres, sur leur positionnement et leur place dans tout cela. Une première idée serait de faire en sorte que les propriétaires d’espaces de travail collaboratif existants à Québec collaborent davantage ensemble. Une autre idée serait que les acteurs de la ville de Québec s’intéressent de plus près des initiatives déjà en place lancées par les entrepreneurs. J’apprécie, par exemple, l’initiative de mon maire de vouloir transformer une bâtisse en incubateur. Par contre, ce qui me dérange, c’est qu’il y a déjà des entrepreneurs qui ont démarré des projets semblables et qui auraient simplement besoin d’aide pour les pousser. De toute évidence les gens qui veulent apporter des changements, entrepreneurs ou pas, doivent se rassembler ensemble pour faire bouger les choses.

Plus de partage d’expérience pour faire découvrir les différentes façons d’entreprendre

Je reconnais l’effort qu’il y a eu dans les dernières années pour mettre en avant-plan différents types d’entrepreneurs que ce soit lors d’ un événement ou dans les médias. En ce moment, par contre, j’ai le sentiment que l’on met trop en avant plan les startups technos. Je comprends que cela cohabite beaucoup avec les nouvelles générations, mais il reste qu’il y a aussi d’autres façons d’entreprendre. Le partage d’expérience est très important et je crois que cela est plus constructif que lorsqu’on met de l’avant un type d’entrepreneur ou encore une piste à suivre pour développer son entreprise. Je suis de ceux qui ont bâti son propre chemin en affaires. Je crois beaucoup au principe que tous les entrepreneurs gagnent à apprendre d’eux, peu importe le modèle d’entreprise dans laquelle ils évoluent. J’en ai fait l’essai avec les déjeuners-causeries de Niviti et j’ai eu de très bons commentaires. Le modèle coopératif, par exemple, est un modèle que je découvre depuis quelques mois et qui est en train d’avoir un bel impact sur moi. Moi qui ai longtemps été dans un univers différent, j’y retrouve un côté humain et collaboratif que je ne connaissais pas. Ce modèle est peu enseigné dans les écoles et manque de visibilité dans les différents médias.

Du soutien pour toutes les générations d’entrepreneurs

Dans la dernière année, j’ai connu des personnes dans la cinquantaine qui ont décidé de se lancer en affaires . J’ai vu aussi des entrepreneurs de 35 ans et plus se plaindre que la plupart des programmes de financement ou de soutien mis en avant plan s’adressaient uniquement aux entrepreneurs de 18 à 35 ans. Il est certain que ce n’est pas tout le monde qui est apte à se lancer en affaires, mais parmi les entrepreneurs dans la cinquantaine que j’ai rencontrés, plusieurs possédaient un parcours et un bagage très intéressants. Je comprends le questionnement des investisseurs et responsables de programme de financement à savoir si cette clientèle cible est apte à innover et être actuelle dans leur marché. Je comprends aussi qu’ils font plus confiance aux jeunes sur ce point. Il reste toutefois que contrairement aux plus jeunes, les entrepreneurs plus âgés ont de l’expérience et la sagesse pour faire en sorte que leur entreprise soit bien gérée et prépareront l’avenir de celle-ci en formant des plus jeunes et en les invitant à apporter leurs idées.

Un point de rencontre qui permettrait à Québec de se démarquer des autres villes

J’ai habité à Montréal pendant trois ans et je fais partie de ceux qui ont assisté à la première rencontre visant à parler du projet de la maison Notman. J’ai été très impressionnée par son développement depuis. Il faut dire qu’il s’agit en quelque sorte d’un point de rencontre important à Montréal pour les entrepreneurs en technologie. Je verrais ici aussi à Québec un point de rencontre important, mais pas nécessairement seulement pour les entrepreneurs en technologie. J’aimerais avoir un endroit qui rassemblerait mes idées mentionnées plus haut et qui, surtout, mélangerait différents types d’entrepreneurs. Je crois que nous pouvons avoir notre propre lieu sans nécessairement copier des formules déjà existantes dans d’autres villes.

Voilà.

Si vous ne pouvez pas être à l’événement « J’entreprends Québec » qui aura lieu le 8 octobre 2014 au Cercle, et que vous désirez commencer à échanger sur le sujet avec moi, partagez-moi vos commentaires. J’en prendrai note afin de les partager aux participants qui seront présents.

A+

5 Commentaires

  1. Ian-Patrick

    Merci de dire tout haut ce que je penses tout bas depuis un certain temps!!! Très bon article 😉

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  2. nomad411

    50 ans est le nouveau 30, non? 🙂
    Très bon article. j’aimerais aussi voir l’entrepreneuriat plus encouragé ici. C’est dans la culture que de privilégier le gros maman État je crois..

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  3. François Racine

    Kim, c’est toujours avec grand intérêt que je te lis. Pour ma part, je suis entrepreneur en contruction , j’ai toujours été un visionnaire entreprenariat depuis l’âge de 15 ans. J’ai vu, plusieurs de mea idées ce retrouvé sur le marché ou a la télé. Cela demeure frustrant, car mon seul obstacle a toujours été le financement. Je sais que c’est le mal de tout entrepreneur. C’est bien de partager c’est idées, mais il demeure toujours la questions d’argent ou de financements. Cependant, je demeure confiant et faire preuve de resilience en tant qu’entrepreneur est primordial. Ont me qualifie de défricheur, c’est bien beau et c’est vrai. J’aimerais voir un jour, apparaître des investisseur privé, s’ ouvrir d’avantage aux risques de leurs investissements. Cela, j’en suis certain, contribuerait grandement à une explosion entrepreneuriale. Merci encore pour tout ce que tu fait pour nous.
    François Racine

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      • Francois Racine

        Oui je connais, apres avoir discuté au téléphone avec ; un genre de sondeur d’idées. Il na pu me garantir même avec un contrat de confidentialité, que l’idée original serait en sécurité.
        Merci

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Kim Auclair

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