Vendre votre entreprise pourrait être votre pire décision

J’ai lu avec intérêt l’article ‘An Acquisition Is the End of a Dream‘. Il s’agit d’une entrevue avec un entrepreneur qui dit ne plus jamais vouloir vendre un de ses projets. Il croit que c’est un aveu d’échec.

L’entrepreneur en question c’est Jake Lodwick, cofondateur de Vimeo. Il est maintenant fondateur de Elepath, un studio d’applications IOS spécialisé dans l’amusement. Dans l’entrevue, il partage ce qu’il a appris lorsque Vimeo a été racheté par Connected Ventures en 2006.

Ce que je retiens c’est qu’un entrepreneur ne devrait pas vendre son entreprise s’il croit réellement à son potentiel.

Jake Lodwick raconte qu’il n’a pas apprécié son expérience après la vente. Pour lui, c’était un cauchemar. Il n’était pas prêt à vivre ce type d’aventure. Il sentait avoir perdu le contrôle et ne pouvait plus user de sa créativité. Plusieurs réunions s’imposaient qui l’empêchaient d’avancer sur des projets déjà en place. La plupart des décisions qu’il avait prises dans le passé avec son équipe n’étaient plus valides. Certains projets ont aussi dû être abandonnés.

Selon l’entrepreneur, c’est correct de vendre son entreprise si vous êtes honnête en vous disant « cela n’a pas fonctionné, alors nous vendons » ou encore que vous sentez avoir atteint un certain niveau avec votre entreprise et que vous désirez passer à autre chose pour apporter de l’innovation ou une nouvelle direction. Toutefois, bien qu’il puisse avoir des exceptions, il ajoute qu’il est malhonnête de penser qu’en vendant son entreprise votre mission va continuer et que rien ne va changer.

 It’s OK to sell your company if you’re honest about it: “This didn’t work out, so we’re selling.”  But there’s a dishonesty among many entrepreneurs. They say, “Our mission will continue” or “Nothing will change.” In fact, the mission was lost, and everything will change.

Je n’ai aucune expérience dans la vente d’entreprise. Je ne peux pas savoir si ce qu’explique l’entrepreneur est vrai ou pas. Si je me fie toutefois à ce que j’ai entendu dans mon entourage, je trouve que les propos de Jake ont du sens.

Pour ma part, on m’avait déjà demandé si j’avais pensé à vendre MacQuébec pour passer à autre chose, car je ne suis pas encore parvenue à amener le projet où je le désirais, même après plusieurs années. On me disait qu’une expérience de ce genre pourrait me donner beaucoup de crédibilité dans le milieu et que l’argent reçu pourrait m’aider à démarrer d’autres projets. J’ai trouvé l’idée intéressante et j’ai fait quelques démarches. J’ai reçu des commentaires qui m’ont guidée avant de prendre une décision. L’un d’entre eux a attiré mon attention. «Kim. Il y a un intérêt, mais nous désirons savoir si tu es avant tout prête. MacQuébec est une communauté et le fait qu’elle devienne attachée à une entreprise amène des changements dans la vision du projet. Penses-y» . Je fus excitée pendant quelques jours à l’idée que MacQuébec pourrait atteindre un nouveau niveau, mais l’entreprise n’a finalement pas donné suite.

C’était une bonne chose finalement. Je me suis rendu compte très rapidement que je croyais réellement au potentiel de MacQuébec et que je pouvais encore faire des choses pour l’amener plus loin. J’ai donc décidé de ne plus penser à vendre le projet pour le moment et d’y faire du ménage pour l’améliorer.

Dans tous les cas, je crois que vendre son entreprise reste une décision personnelle pour un entrepreneur. Jake Lodwick n’était visiblement pas préparé à ce type d’aventure et ne devait pas comprendre dans quoi il s’embarquait dès le départ.

Je trouve sa réflexion très intéressante.

Avez-vous déjà vendu une entreprise que vous avez fondée ? Pour quelle raison l’avez-vous fait ?

 

Source de l’image : sxc.hu

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Kim Auclair

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