En 2015, j’ai donné une conférence intitulée « Je veux me partir en affaires, j’ai plein d’idées, laquelle choisir ? » au Salon Carrière Formation.

À la toute fin, un participant est venu me partager qu’il avait l’argent, l’expérience dans son domaine, le plan d’affaires, son offre de services, etc., mais que jusqu’à présent, il n’avait pas été capable de faire le saut. Plus précisément, il ne savait pas pourquoi et m’a demandé conseil.

Pour être bien franche avec vous, je n’avais pas de réponse exacte à lui donner. Et à de nombreuses reprises depuis, j’ai réfléchi à la question : qu’est-ce qui bloque une personne à se lancer en affaires ? La première réponse que j’ai eue en tête est la peur. La peur que ça ne fonctionne pas, la peur que l’entreprise ne génère pas assez d’argent, la peur de se faire dire non, etc. Pour m’aider dans ma réflexion, j’ai demandé l’avis de mes abonnés sur ma page Facebook. Puis, une de mes lectrices, Élisa Verreault, Agente de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse pour Option-travail/Carrefour jeunesse-emploi Sainte-Foy, a répondu à mon appel en me proposant de venir à l’Espace Niviti pour échanger sur le sujet.

Notre échange nous a amené à dire que cela allait au- delà de la peur…..

C’est simple. Tout est une question de décision et tout part de vous.

Êtes-vous réellement prêt à lancer votre entreprise ? C’est bien beau avoir la meilleure idée du monde, un MBA, votre plan d’affaires, des ressources, des partenaires à gauche et à droite qui sont prêts à travailler avec vous. Ce n’est toutefois pas suffisant. Est-ce que vous vous connaissez suffisamment pour faire le saut ? Êtes-vous vraiment prêt à prendre des risques ? Que ce soit sur le plan financier ou sortir de votre zone de confort pour aller chercher vos premiers clients ? Êtes-vous prêt à vivre des échecs et à vous remettre en question ? Avez-vous préparé votre entourage afin qu’il puisse vous soutenir si vous devez, par exemple, quitter votre emploi pour entreprendre à temps plein ?

Enfin, outre le fait qu’il faut poser de petites actions et y aller à son rythme, pour entreprendre, il faut être entrepreneur. Bien qu’il existe différents types d’entrepreneurs, c’est un état d’esprit qui, selon moi, n’est pas inné. Par contre, cela se développe. C’est ce qui explique , à mon avis, pourquoi c’est vraiment plus difficile pour ceux qui en sont à leur première aventure. Et ce, peu importe l’âge. De là, d’ailleurs, l’importance de commencer le plus tôt possible le développement des compétences entrepreneuriales chez les jeunes.

Bonne réflexion !

A+

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  • Laura Bogza

    Très bon article Kim! Je rajouterais aux questions que tu poses pour savoir si on est prêts à lancer son entreprise : « Êtes-vous prêts à faire des sacrifices et à travailler fort pour le restant de votre vie »

    J’ai lu un article dernièrement qui disais qu’on ne peut échapper aux difficultés de la vie et que pour savoir ce qu’on veut vraiment il faut se demander ce qu’on est prêts à « subir » plutôt que ce dont on rêve.

    Plusieurs personnes veulent avoir beaucoup d’argent mais peu sont prêtes à y mettre le travail nécessaire. La « paresse » ça peut aussi être un frein!

  • Effectivement ! Bonne réflexion Laura. En passant je prend très au sérieux les tests dans ton livre. 🙂 J’ai hâte d’en parler.

  • Hajalalaina

    Merci Kim pour cet article ! J’ai été à une conférence récemment sur la thématique de « se lancer » dans l’entrepreneuriat. Faire ce premier pas décisif est apparemment un vrai blocage pour beaucoup de personnes. Je pense qu’il faut lâcher du lest et se demander si les regrets l’emporteront si on n’agit pas. Si oui, alors il faut « essayer », après tout, certes on peux perdre de l’argent, mais être fier d’avoir tenté d’accomplir quelque chose, ça n’a pas de prix !

  • Hélène Etcheto

    Je suis d’accord ,je pense que le regret est pire que la peur. La blocage est lié à un manque de confiance en soi évident .